Liam Gallagher: la grande classe à l’Ancienne Belgique

Entre reprises d’Oasis et extraits de son premier album solo, le chanteur anglais a rappelé que le rock est toujours bien vivant. Son  frangin débarque à Forest National le 6 avril.

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« J’ai besoin d’être moi-même. Je ne peux être personne d’autre. Je me sens supersonique. File-moi un gin tonic. » Ecrites en 1994, les paroles de Supersonic sont toujours d’actualité vingt-six ans plus tard pour son interprète. Oui, Liam Gallagher reste et sera toujours Liam Gallagher. Un grand chanteur, une tête de nœud et, comme il l’a chanté en intro de son concert complet à l’Ancienne Belgique ce mercredi, « une rock and roll star ».  Le garçon n’a pas changé et on ne veut pas qu’il change. N’attendez pas de lui qu’il invite un rappeur à faire un featuring sur son disque, qu’il mette de l’autotune dans ses refrains, dise des trucs gentils en interview sur Coldplay ou qu’il modifie son jeu de scène d’un millimètre. Mais plus qu’une caricature de lui-même, il faut finalement voir dans cette constance une forme de respect et d’authenticité.
 
Oui, Liam est une rock and roll star mais il fait le boulot. En nonante minutes chrono, Liam a balancé neuf hymnes d’Oasis et huit extraits de son premier –et convaincant- disque solo As You Were paru l’automne dernier. On vous laisse deviner quelles chansons étaient les plus attendues par un public par ailleurs chaud comme la braise… Parka de sa marque Pretty Green fermé jusqu’au coup, barbe touffue,  yeux fermés, guibolles arquées comme des pattes de poulets et, toujours, l’éternel tambourin et la paire maracas de carnaval comme accessoires, Liam fait donc son Liam. A quarante-cinq balais, et malgré tout ce qu’il s’est mis dans le pif et le gosier, le garçon n’a jamais aussi bien chanté. Sur  les ballades Paper Crown, For What It’s Worth ou l’inévitable Wonderwall, la profondeur de son timbre donne des frissons et on ne voit personne d’autre capable de les interpréter avec autant d’émotion.
 
Chaque fin de morceau est accompagnée de « Liam, Liam, Liam » et chaque intro est reconnue par les fans. Avec son expérience live, Liam sait aussi comment tenir son public. Chaque salve d’Oasis est placée au bon  moment. Rock ‘n’ roll star et Morning Glory en début de set, le doublé britpop Some Might Say/Slide Away en milieu de match, Be Here Now et Wonderwall en clôture. Et quand Liam revient avec son gang pour le rappel, il dégaine Supersonic, Cigarettes & Alcohol et l’immense Live Forever.   Il est alors 22h15. A l’Ethiad Stadium, Manchester City se qualifie au petit trot. Liam avance au galop et Noel s’apprête déjà à sortir les crocs. Ce sera le 6 avril à Forest. Son frangin a placé la barre très haut.  « Je ne peux être personne d’autre. Je me sens supersonique. File-moi un gin tonic. » Trop vrai, mec.
 

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