Fabrizio Rongione excelle en coupable idéal dans Une part d’ombre

Dans Une part d’ombre, Fabrizio Rongione est cet homme “à plusieurs facettes” et ça lui va bien. 

Une part d'ombre avec Fabrizio Rongione ©Prod

En apparence, David Giraud (Rongione) est un père de famille bien sous tous rapports, très amoureux de sa femme (émouvante Natacha Régnier) et entouré d’une bande d’amis et collègues avec qui il a l’habitude de louer un gîte dans les Vosges. Lorsqu’une bijoutière est retrouvée morte dans la région, David (et son jogging de fin de soirée) devient le coupable idéal. Tandis que la police enquête sur le mobile du crime, la rumeur enfle et David est peu à peu lâché par ses amis. Convoquant la mécanique du faux coupable dans des décors forestiers qui rappellent La trêve – mais sans atteindre la force émotionnelle de La chasse (chef-d’œuvre de Thomas Vinterberg) ou des Risques du métier (avec Jacques Brel en instituteur accusé de viol) -, la première fiction de Samuel Tilman parvient surtout à révéler une solidarité inédite au cinéma: celle d’une génération d’acteurs belges ultra-confirmés (de Yoann Blanc à Érika Sainte ou Myriem Akheddiou) dans laquelle Rongione impressionne de densité, et Baptiste Lalieu (alias le chanteur Saule) fait figure de révélation.

Une part d’ombre. Réalisé par Samuel Tilman. Avec Fabrizio Rongione, Natacha Régnier, Baptiste Lalieu – 90’.

Retrouvez le portrait de Fabrizio Rongione en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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