Superorganism: pop sans frontières

Buzz du printemps, B.O. de l’été, le premier album du collectif est fou et euphorique.

Superorganism ©Prod

L’an dernier, un tube dément s’est posé sur la Toile tel un ovni égaré en rase campagne. Intitulé Something For Your M.I.N.D., le hit en question provient d’un nom inconnu au bataillon: Superorganism. Supercherie ou supergroupe? Dès le premier jour, la rumeur enfle. Sous ce mystérieux morceau, certains perçoivent un projet parallèle de Damon Albarn, d’autres y voient le génie de Tame Impala. Au bout du suspense, la planète pop découvre une nouvelle constellation: une formation réunie sous le même toit par la magie de Youtube. “Nous avons rencontré Orono Noguchi, notre chanteuse, via les vidéos de ses reprises de Weezer”, raconte le producteur Emily, claviériste néo-zélandais planqué sous un prénom féminin. Fascinés par la voix de la Japonaise, les copains virtuels décident finalement de rassembler leurs fichiers audio dans le monde réel. À Londres, musiciens australiens, anglais ou néo-zélandais épaulent ainsi Orono, format de poche au potentiel XXL. Haute comme trois pommes, la chanteuse de 18 ans pose ses mots sur des vagues électro-pop et quelques samples déjantés. Vitaminée comme une barre énergétique, la formation enregistre des compos basiques, simples mais très efficaces. Entre l’hymne Superorganism et l’obsédant Everybody Wants To Be Famous, le premier album de la troupe rappelle les bricolages de Beck, la fraîcheur de M.I.A. et le manège psychédélique de The Avalanches. Soit la recette d’un disque global. À la fois cool et génial.

Superorganism. Domino/V2

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