Call Me By Your Name, émouvant et juste

Luca Guadagnino filme l’éveil sensuel d’un adolescent. 

Call Me By Your Name ©Prod

Été 1983. Comme chaque année, Elio, 17 ans, voit défiler les étudiants universitaires que ses parents hébergent le temps de quelques semaines dans leur villa italienne. Mais Oliver, le dernier étudiant en date venu profiter du soleil de la Lombardie, est différent. Ce qui ne manque pas de chambouler Elio, qui ne perdra pas une occasion de traîner avec ce mystérieux invité.

Cette histoire, c’est vrai, on l’a déjà vue des centaines de fois. Un amour impossible, fait de non-dits, de désir et de regrets. Mais Call Me By Your Name s’élève bien au-dessus de la mêlée, en ne revêtant que les apparences du genre, tout en dissimulant un récit bien plus profond, émouvant et subtil. Pour son retour, le réalisateur italien Luca Guadagnino n’a pas voulu raconter n’importe quelle amourette de vacances. Celle-ci est dépourvue de cynisme, et semble complètement déconnectée, flottant dans les sublimes décors du village de Crema. Elio et Oliver sont seuls au monde, le temps est comme suspendu, les dialogues font place aux gestes et aux regards. En adaptant le roman d’André Aciman, le scénario du légendaire James Ivory séduit autant qu’il force le respect.

Call Me By Your Name. Réalisé par Luca Guadagnino, avec Armie Hammer, Timothée Chalamet, Michael Stuhlbarg – 133’.

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