Les concerts à ne pas manquer au Botanique en février

Les concerts immanquables du mois de février

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Moustique vous offre des places pour certains de ces concerts, pour tenter votre chance, rendez-vous ici

Mathias Bressan

Batteur, chanteur, doué et tatoué, Mathias Bressan met tout son cœur dans un deuxième album presque parfait. Des mots français posés sur des envies d’ailleurs, le Bruxellois s’invite entre Florent Marchet et Dominique A avec du groove et une mélancolie. Avec « L’Imprévu », Mathias met sa personnalité au service d’une chanson française décomplexée. Il présente ce petit bijou dans l’intimité de la Rotonde et ça s’annonce bien. – N.A.

Le 7/2, Rotonde.

Ezra Furman

Attention grosse sensation! Originaire de Chicago, Ezra Furman ajoute à son look androgyne, une poésie lyrique à fleur de peau, un don inné pour la mélodie pop mais aussi un côté déjanté et imprévisible qui font de ses prestations un grand moment de rock barré. Présenté par l’intéressé comme “une autobiographie romancée”, son nouvel album “Transangelic Exodus” arrive le 9 février chez Bella Union. On en reparle très vite. – L.L.

Le 14/2, Rotonde.

The Soft Moon

Depuis 2010, Luis Vasquez purge ses idées noires à travers le répertoire de The Soft Moon. Entre la Californie et New York, le guitariste a signé trois disques en dansant comme un dément sur les cendres de Joy Division. Aujourd’hui, le garçon réside en Italie. Depuis Venise, il contemple l’histoire de sa vie. En immersion du côté obscur de ses forces, l’artiste part en guerre contre lui-même. Autocritique et électrique, son nouveau CD « Criminal » débite du bon post-punk industriel. En dix titres, The Soft Moon récure les mythes de Depeche Mode et Nine Inch Nails à l’acide sulfurique. Chaud et bien éprouvant. – N.A.

Le 17/2, Orangerie.

Superorganism

Cité comme favori avant l’Eurosonic, ce collectif coloré s’est retrouvé bien classé dans tous les bilans de fin du festival néerlandais. Et tout ça avec un seul single (Something for Your M.IN.D.). La chanteuse japonaise n’a que dix-sept ans et assure. Il y a un Australien, une Néo-Zélandaise, des Anglais. Tous vivent dans un quartier de l’est londonien où ils créent une pop hybride et épileptique. Enfin un groupe qui ne ressemble pas à une autre groupe. Cool. Et bon timing que ce concert intime au Bota avant que Superorganism ne devienne énorme.

Le 19/2, Rotonde

Eddy de Pretto

On n’a pas vu un tel niveau d’écriture depuis Stromae. On ne connaît que les quatre titres de son E.P., d’accord. Son album ne sort qu’au printemps, d’accord. Mais ce que chante Eddy de Pretto (25 ans) est quand même très impressionnant. Fête de trop, scène de soirée entre drague ratée, coke, alcool et solitude, est une vraie prouesse de narration où la diction du chanteur fait quasi la moitié du travail. Cette limpidité du phrasé (qui renvoie à Nougaro) met en lumière le travail sur la langue auquel s’astreint de Pretto. “L’écriture est arrivée tard dans mon processus de formation », dit-il. « J’avais plus de facilités pour la scène, la musique et le chant. Mais comme je voulais proposer un projet total, j’ai dû travailler l’écriture pour avoir une légitimité.”

Les facilités avec l’idée du spectacle, le jeune garçon originaire de Créteil les cadre durant ses études à l’Institut supérieur des arts de la scène de Paris. Mais son style – étincelant et judicieux mélange entre chanson française et rap -, il le trouve dans ses souvenirs d’enfance. “Brel, Aznavour, Dalida, Barbara, se rappelle-t-il, constituaient le fond sonore chez ma mère et se mixaient aux choses plus urbaines que j’entendais en bas de chez moi, là où je traînais avec mes potes.” Le résultat de ce mixage d’influences donne des textes forts – Fête de trop, mais aussi Kid, l’histoire d’un gamin à qui le père rappelle que pour être un homme, il faut être viril. “Ce père qui dit à son fils quels sont les codes de la masculinité, j’ai vécu ça dans la réalité », commente Eddy de Pretto. J’écris à partir du réel car ça me permet d’amener un témoignage sur ce que je vis. L’album sera d’ailleurs très intime, à la limite parfois de l’impudeur.”
Ce qu’il vit, c’est suffisamment rare dans la chanson française pour être souligné, c’est l’amour des garçons auquel il fait référence dans ses textes. “Ma sexualité n’est pas taboue, rétorque-t-il, mais je ne la mets pas en avant, je ne veux pas en faire un argument de marketing. Ma sexualité n’est pas très importante pour présenter ma musique.” Oui et non. Si ce n’est pas “ça” qu’il veut mettre en avant (“je n’ai pas envie d’être un porte-drapeau”), on ne peut pas nier l’importance que ce vécu doit avoir dans l’écriture des chansons et l’intérêt de sa représentation pour les jeunes auditeurs en manque de modèles. À suivre. – Sébastien Ministru.

Le 22/2, Rotonde, Complet.

 

 

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