Deux ados barrés sur la route

Petite pépite anglaise, The End Of The F***ing World nous balade sur les routes d’Angleterre dans une sorte de Bonnie and Clyde adolescent. Brillant.

The End of the Fucking World

James a un objectif dans la vie : tuer un être humain. Alyssa ne désire qu’une chose : quitter sa banlieue bourgeoise, sa mère névrosée et son beau-père aux mains baladeuses. Les deux allient donc leurs forces et s’en vont sans se retourner. Mais mettre deux ados dans une bagnole, sans argent et sans destination précise, peut s’avérer explosif. Sans compter que dans leur road trip de l’enfer, James et Alyssa sont confrontés à des situations de plus en plus compliquées. Adaptée d’un roman graphique de Charles Forsman, cette mini série de huit épisodes mélange les genres : romance, thriller et comédie, le tout mixé sur une bande-son vintage merveilleuse.

Alex Lawther et Jessica Barden dans The End of The F***ing World © Netflix

Outre son humour trash et décomplexé, c’est aussi l’aspect visuel de la série qui en fait un véritable trésor. The End of the F***ing World plonge le spectateur dans une photographie époustouflante tout en racontant l’aventure de ses deux antihéros. La voix off alterne entre le point de vue de James et celui d’Alyssa dans un effet ping-pong amusant : quand l’une s’imagine être amoureuse, l’autre pense à la meilleure manière de la tuer. Peu à peu, les deux ados s’enlisent dans une voie sans issue, mais croient jusqu’au bout à une fin idyllique. Et si les dernières minutes du show laissent le champ des possibles ouverts, c’est peut-être parce que la série ne compte pas s’arrêter là. Le showrunner, Jonathan Entwistle, semble plutôt enthousiaste à l’idée d’une deuxième saison : « Je crois que comme tout le monde, j’ai un peu envie de savoir ce qui se passe après. S’il y a une histoire à poursuivre, alors on le fera. Mais je dirais que c’est assez ouvert — et la décision n’est pas nécessairement de mon ressort ». C’est en effet dans les mains de Netflix que tout se joue, mais au vu du succès de la saison 1, on ne serait pas surpris que la firme californienne rempile pour une seconde.

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