Les Victoires de la musique: On ne change pas une équipe…

Nouveau lieu, nouvelle présentatrice mais même parfum. On fait du vieux avec du neuf aux Victoires.

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Les années se suivent et se ressemblent pour des Victoires de la Musique dont les constantes modifications traduisent leur incapacité à trouver une formule qui fédère. Comme les précédentes, cette trente-troisième cérémonie sera donc placée sous le signe de la nouveauté. À commencer par le lieu de la fête qui après avoir pris place dans le grand et froid Zénith de Paris pendant 5 ans, se déplace à la toute jeune Seine Musicale inaugurée l’an dernier. Un nouveau cadre splendide aux allures de vaisseau qui devrait offrir plus de chaleur à une soirée souvent glaciale.

Côté animation aussi, les Victoires restent fidèles à leurs habitudes puisque c’est une nouvelle tête qui s’essaiera à l’exercice en la personne de Daphné Burki. Transférée sur France Télévision pendant le mercato estival, l’ancienne de Canal remplace le duo Bruno Guillon-Thomas Thouroude qui avait pourtant bien relevé le défi en 2017. Un choix, peut-être dicté par des audiences en baisse, qui n’a rien d’étonnant pour des Victoires qui n’ont plus gardé la même formule depuis 2007 quand Nagui et Michel Drucker avaient rempilé. Côté compétition par contre, c’est le statu quo. Douze trophées sont toujours à saisir, le treizième étant réservé à Étienne Daho pour l’ensemble de son œuvre. Seuls les intitulés des catégories album, qui s’étend aux formats courts (EP), et Clip, devenu “création audiovisuelle”, changent pour coller à l’évolution de l’industrie. Enfin, comme le veut la tradition, la soirée sera aussi le moment de rendre hommage à ceux qui ont profité de l’année écoulée pour nous dire adieu, France Gall et Johnny en tête. L’occasion peut-être – et on l’espère même si on y croit moyen– d’entendre Juliette Armanet sur “Si maman si” et un duo Gaël Faye – Orelsan sur “Diego”.  

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