Grave aspire à la cour et à l’horreur des grands

Un authentique mélange des genres cinématographiques.

Grave ©Prod
Dans la famille de Justine, tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, cette adolescente surdouée est sur le point d’intégrer l’école vétérinaire, où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installée, le bizutage commence pour les étudiants de première année. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.
Authentique mélange des genres cinématographiques, et relecture de classiques underground, involontaire ou consciente, peu importe, Grave digère ses lectures de chevet et régurgite du neuf. On en arrive à un résultat final jouissif. Où cohabitent l’hystérie contagieuse de Frissons de Cronenberg, la texture irritée de Dans ma peau de Marina de Van et la faim morbide de Trouble Every Day… Bref, ce film aspire à la cour et à l’horreur des grands. Et y parvient sans scrupule. Comme l’a prouvé l’enthousiasme des cœurs les mieux accrochés lors de l’ouverture du récent Offscreen Festival bruxellois. 
 
Grave. Réalisé par Julia Decournau. Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella – 98’.

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