Wonderstruck (Le Musée des merveilles) ne nous a pas foudroyés

Todd Haynes livre un objet de cinéma brillant mais trop maniéré.

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Après une nuit d’orage à cinquante ans d’écart, deux enfants unis par une même surdité et une même quête vont découvrir le secret de leur histoire en fréquentant les grands musées new-yorkais. Rose (Millicent Simmonds, elle-même malentendante) vit en 1927 et recherche sa mère (Julianne Moore en actrice de muet), tandis que Ben traverse l’effervescence des années 70 entre une mère seule (Michelle Williams) et un père qu’il ne connaît pas. Mais pour foudroyer vraiment, un film ne peut être qu’un pur concept de cinéma, fût-il l’occasion d’élégantes pérégrinations à travers le Museum d’Histoire naturelle de Manhattan ou le grand panorama du Queens Museum. Adapté d’un roman jeunesse de Brian Selznick (l’auteur d’Hugo Cabret), le nouveau film de Todd Haynes (deux ans après le succès du drame lesbien Carol) lui permet de revisiter les codes du cinéma muet mais la magie n’opère pas. Cette version esthétisante de la nuit au musée exclut le spectateur du plaisir évident que le cinéaste a eu à la tourner. 

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