Les 5 romans qui ont marqué l’année

Cette année, on a adoré lire Colson Whitehead, Olivier Guez, Alice Zeniter, Jonathan Safran Foer et David Lopez. Si vous ne l'avez pas encore fait, il est encore temps de les offrir à Noël. 

Top 5 Livres

Underground Railroad – Colson Whitehead

L’épopée d’une jeune esclave, enfuie d’une plantation de coton en Géorgie, qui traverse les états et les époques en quête de liberté et de justice. Le livre de Colson Whitehead s’appuie sur l’existence d’un réseau clandestin utilisés par les esclaves noirs pour fuir leur existence et décrit la violence sur laquelle se sont construits les Etats-Unis. Le tout porté par un souffle romanesque décoiffant.

Underground Railroad ©Prod

Albin Michel, 397 p.

La disparition de Josef Mengele – Olivier Guez

Une reconstitution minutieuse et palpitante de l’exil sud-américain de Josef Mengele. Comment le médecin de l’horreur d’Auschwitz s’installe, en 1949, à Buenos Aires où vit une petite communauté de nazis très bien organisée. Une cavale qui se termine au Brésil en 1979 avec la mort de celui qui, au bord de la démence, pensait être traqué jour et nuit. Alors que… un prix Renaudot mérité pour Olivier Guez.   

La disparition de Josef Mengele ©Prod

Grasset, 237 p.

L’art de perdre – Alice Zeniter

La saga d’un clan d’harkis – des champs d’olives de l’Algérie d’avant la guerre aux cités de la France d’aujourd’hui. Inspiré par l’itinéraire du grand-père d’Alice Zeniter, le roman déconstruit les mécaniques de la honte et de la culpabilité léguées de génération en génération. Une fresque qui prouve – s’il fallait encore le prouver – la capacité de la fiction à mettre parfaitement en scène l’Histoire.

L'art de perdre ©Prod

Flammarion, 506 p.

Me voici – Jonathan Safran Foer

Encore une histoire de famille, encore une virée dans les aventures d’une tribu – celle des Bloch. Radioscopie d’un mariage en même temps que tableau du milieu juif américain, Me voici est un roman drôle et féroce dont la verve coule sans accroc. Les grands et les petits secrets d’un couple décrits avec un art du dialogue époustouflant. Quelque part entre Philip Roth et Woody Allen.

Me Voici ©Prod

Editions de l’Olivier, 742 p.

Fief – David Lopez

Le premier roman qui m’a le plus marqué cette année. L’histoire d’un groupe de lascars, des garçons qui vivent dans une sorte de parenthèse urbaine, entre campagne et banlieue, et que l’on n’entend jamais. Le livre dépeint leur ennui, leurs habitudes, leurs rêves – entre jeux vidéos, joints et entraînement de boxe – et se distingue par un travail hyper maîtrisé de la langue qui fait référence au slam et au rap.

Fief ©Prod

Seuil, 252 p.     

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