This Is Us, une série sentimentale, un peu sucrée

This Is Us traque les croisements du hasard dans la vie de personnages en quête d’identité.  

This Is Us ©Prod

À la fin du premier épisode de This Is Us, un personnage (de passage) l’affirme : “C’est bizarre la vie.” C’est sur cette réflexion hautement philosophique qu’est construite cette nouvelle série chorale qui démarre un jour d’anniversaire, mais à deux époques différentes. Jack, Randall, Kevin et Kate, qui ne se connaissent pas, sauf Kevin et Kate qui sont frère et sœur, fêtent leurs 36 ans au moment où s’ouvre le pilote.  Chacun arrive ici avec son histoire, chacun débarque avec ses bagages gonflés de déceptions, d’espoirs de frustrations et – pour Kate – de kilos en trop.

Kate, en surpoids, qui décide de prendre ses bourrelets en mains et s’offre comme cadeau d’anniversaire une inscription dans un groupe de paroles pour personnes obèses. Kate qui ne ressemble pas à son frère, Kevin, ultra-sexy, homme objet et acteur vedette d’un soap à succès qu’il interprète la moitié du temps torse nu, sachant que l’audience monte en flèche lorsque le réalisateur cadre ses abdos.  Kevin qui, hélas, a d’autres ambitions artistiques et qui, pour ne pas trahir ses rêves de comédien, ruine sa carrière en pétant un plomb en direct. Jack, lui, est un beau bobo barbu qui attend l’arrivée – imminente – de ses triplés qui ne seront pas trois à l’arrivée – encore que…

La vie, qui est bizarre, l’aidera à remettre à jour le comptage de ses bébés à la maternité. Quant à Randall, il a tout réussi dans sa vie, sauf son départ… Abandonné à sa naissance, il s’est arrangé pour remettre la main sur son père biologique, un homme condamné par la maladie.  Le croisement de ces vies donne une série sentimentale, un peu sucrée, qui lorgne plus du côté de Grey’s Anatomy (ah, ces chansons tristes qui soulignent des scènes tristes) que du côté des Soprano. Pour ceux qui aiment verser une larmichette devant la télé.

Disponible sur RTL à l’infini.

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