Johnny Hallyday: un numéro exceptionnel en librairie dès mardi

Les meilleurs se sont forgé un nom, parfois un surnom. Le plus grand s’est fait un prénom... Pour revenir sur le parcours hors-nomes de Johnny, nous avons préparé un numéro exceptionnel qui sera en librairie ce mardi.

Johnny Hallyday: un numéro exceptionnel en librairie dès mardi

Depuis une semaine, ses chansons ont été jouées partout. Dans le métro bruxellois ou à la Grand-Place, dans tous les stades de France, toutes les radios et à l’église devant trois présidents de la République. Les médias ont accumulé les éditions spéciales, des milliers de fans ont pris la parole. Mais ce n’est pas l’ampleur de cet hommage qui a le plus étonné, c’est l’émotion positive qui l’a accompagné. C’est au-delà du chagrin, une sorte de… oui, de soulagement. Puisque ses souffrances étaient évidentes et que sa mort semblait inéluctable, il fallait prier pour que la suite soit à la hauteur d’une carrière et d’un homme uniques, pour que lui soit rendu en quelques heures un peu de ce qu’il avait donné pendant soixante ans. Cela a été fait. Ces derniers jours ont fini par rassembler à un accomplissement parce qu’ils ont démontré à quel point Johnny était aimé, respecté, compris. 

Depuis la moitié des années 80, servi par de grands auteurs qui ont tenté de le raconter dans toute sa complexité, il faisait enfin l’unanimité. Même ceux qui n’appartenaient pas à son public ont vu que, chez lui, il n’y avait pas une once de cynisme. «Intact comme au premier jour», avait écrit Marguerite Duras, c’est-à-dire sans précaution, ni renoncement. Dans nos pages «souvenirs», extraites pour certaines des rencontres que Johnny nous a accordées tout au long de sa carrière, vous trouverez cent preuves de cette générosité, de cet amour de son métier et du public. Ou mieux: des gens. Si l’interprète était si émouvant, si proche et si enviable à la fois, c’est sans doute aussi parce qu’il était lui-même ébranlé par la vie, comme avant lui les immenses Edith Piaf ou Billie Holiday. Ses failles, celle d’une enfance sans parent, d’un père disparu comme Tennessee «sans un seul amour, sans un seul ami», donnaient à ses ballades plus de vérité et à son énergie de survivant plus d’éclat. Il y a quelques mois, il disait espérer qu’on se souvienne simplement de lui comme d’un «bon papa». Cela et bien plus encore, on ne l’oubliera pas car il fut le premier et sera le dernier de son genre.

Johnny Hallyday: le numéro sera en librairie ce mardi. © Prod.

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