Joaquin Phoenix dans A Beautiful Day : très sombre héros

 Le nouveau film de Lynne Ramsey plonge son héros dans la face sombre de l’Amérique.

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Tueur à gages infiltré dans un réseau pédophile impliquant des sénateurs américains, Joe (Phoenix halluciné et bardé de cicatrices) s’occupe tant bien que mal de sa mère sénile, avec le suicide (au sac plastique, au couteau, par noyade) comme seul vrai horizon dans la vie. Alternant scènes de tueries (au marteau made in USA) et évocations lolitesques, le nouveau film de Lynne Ramsey (après le glaçant We need to talk about Kevin) plonge son héros dans la face sombre de l’Amérique mais se perd dans une bouillie désespérée dont on ne percevra le sous-texte subversif que par bribes (Joe est un vétéran des guerres du Golfe, hanté par des traumas d’enfance). Adapté d’un roman trash de Jonathan Ames (adoubé par Bret Easton Ellis), et salué comme le « Taxi Driver du 21ème siècle » le film a valu à l’acteur un prix mérité à Cannes mais nous a donné la nausée.

A Beautiful Day/ You were never really here. Réalisé par Lynne Ramsay. Avec Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov – 93’

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