Les arbres, ces natures sensibles

Ils communiquent, apprennent, mémorisent, souffrent, s’entraident. Le forestier Peter Wohlleben révèle La vie secrète des arbres, trop souvent réduits au rang de fournisseurs de bois et d’oxygène. Un best-seller mondial qui fait du bien.

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Dans la savane africaine, il existe une espèce d’acacia dont les feuilles sont broutées par les girafes. Pour se défendre, la plante augmente illico la teneur en substances toxiques de ses feuilles. Et elle libère un gaz qui alerte les acacias voisins. Du coup, ceux-ci se mettent également en mode toxique. Les girafes n’ont plus qu’à partir en quête d’acacias plus lointains, auxquels le vent n’aurait pas apporté le message olfactif. Qui dit message dit langage et communication. Oui, les plantes communiquent entre elles…

Des histoires étonnantes comme celle-là, Peter Wohlleben en rapporte à longueur de page dans son livre La vie secrète des arbres que l’on s’arrache désormais de l’Allemagne aux États-Unis, où il est carrément un best-seller, et de la France à la Chine en passant par le Brésil. La plupart de ces histoires se déroulent dans nos forêts tempérées où les hêtres, les chênes, les sapins réagissent également dès qu’un intrus les agresse. Pas à pas, en 36 chapitres, évoquant notamment le temps des amours des arbres, leur solidarité, leurs racines, leurs rapports de force, leurs maladies ou les innombrables services qu’ils rendent aux oiseaux, leur écosystème, Wohlleben se fait le vibrant conteur, en mots simples, d’une réalité que l’on ne soupçonnait guère.

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