Culture générale, en avoir ou pas

À l’heure de Google, du rap, de Wikipédia et des séries télé,  la culture générale est-elle en berne? Spécialistes en la matière, Florence Braunstein et Jean-François Pépin font l’état des lieux. Quant à l’école... Garantit-elle encore la base des connaissances?  Et - surtout - qui, dans les coulisses des humanités, compose le cocktail des programmes ingurgités par nos enfants?

©Kanar

Notre culture générale fout le camp. Nous ne serions plus à la hauteur des cruciverbistes d’avant-guerre, ni même – c’est dire – à celle de la période d’or de Questions pour un champion. Dans une récente enquête menée (en 2013) par deux professeurs de l’École supérieure catholique du  Limbourg – Jan Swerts et Kurt Monten -, les étudiants flamands seraient à la traîne. Plus de 60 % sont incapables de situer les pays de la zone euro sur une carte, 30 % de délimiter les quatre régions du royaume, sans compter ceux, encore plus nombeux, à ne pas savoir où se trouve le Hainaut. Quant à reconnaître les grandes figures de l’histoire contemporaine, de Mao Tsé-toung à François Hollande, et de Staline à Mandela, beaucoup lèvent les yeux au ciel, en espérant que la réponse vienne du plafond dont la hauteur est proportionnelle à celle de leurs carences. Si l’on se fie aux résultats des enquêtes Pisa mesurant le degré d’excellence de l’enseignement – classement où la Wallonie est toujours derrière la Flandre -, le niveau des étudiants francophones ne devrait pas être plus étincelant…  

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Moustique du 25 octobre 2017 - cover ©Moustique

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