Un homme d’Eglise sur trois aurait une partenaire

Ils sont des centaines de milliers à avoir contourné l’obligation de célibat des prêtres en cachant leur relation, en changeant de chapelle ou en quittant la vie religieuse.

Ils sont des centaines de milliers à avoir contourné l’obligation  de célibat des prêtres en cachant leur relation, en changeant  de chapelle ou en quittant  la vie religieuse. ©BelgaImage

Un rendez-vous caché, puis deux ou trois autres rencontres, les mois se succèdent, l’expérience s’installe… On a toujours pris le temps de se connaître et quand on veut vraiment   passer des moments privilégiés, on part, c’est plus facile. Elle a son chez-elle et ses enfants, je la laisse tranquille. Notre relation, c’est un chemin que l’on parcourt ensemble en partageant des richesses.” Installé sur la chaise de bureau de son presbytère, Laurent (prénom d’emprunt), en charge d’une petite paroisse de Wallonie, se confie facilement sur sa vie privée. Normal: il n’a jamais compris pourquoi l’Église avait, sous l’égide du pape Calixte II, lors du premier concile de Latran en 1123, posé comme obligation le célibat des prêtres. 

Agacé par des années de frustration et cette règle qu’il juge humaine et non divine, Laurent s’est donc “rendu disponible” il y a quelque temps. Il a fini par rencontrer une femme parmi ses paroissiennes. “Désormais, on ne se cache pas, mais on n’est pas du tout démonstratifs.” À l’instar de Laurent, plus d’un homme d’Église sur trois entretiendrait des relations affectives et/ou sexuelles avec un(e) partenaire à travers le monde. Si certains parviennent à jouer sur les mots pour rester dans les petits papiers du Vatican, d’autres souffrent et font souffrir en gardant leur relation secrète. Puis il y a ceux qui claquent la porte, comme Jean Schobbens.

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