Blade Runner: l’héritage du futur

Trente-cinq ans après la sortie du film de Ridley Scott, Denis Villeneuve signe Blade Runner 2049, suite autant attendue que redoutée par les fans. Retour sur la mythologie d’un chef-d’œuvre postmoderne. 

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« Nos chances de réussite étaient infimes, et c’est ce qui me plaisait”, déclarait il y a peu Denis Villeneuve, le réalisateur québécois catapulté en quelques films fulgurants (Prisonners, Sicario, Premier contact) à la tête du come-back du plus grand film de science-fiction contemporaine. Dystopie à l’esthétique lugubre sortie en 1982, Blade Runner de Ridley Scott est devenue l’œuvre matricielle de la SF sur grand écran. Une histoire de flic et d’androïdes qui a marqué plusieurs générations avec des thèmes existentiels traversés par l’actualité (l’être humain, ses souvenirs et ses angoisses face à la technologie), et un style souvent copié, jamais égalé.

Ridley se plaint constamment que tout le monde le vole”, commente Villeneuve. Ces trois dernières décennies, rares sont les films de science-fiction dystopique qui n’ont pas été influencés par cette adaptation du roman de Philip K. Dick, transfiguré par le réalisateur mythique d’Alien. Le monde sombre et sans espoir de Dark City? Blade Runner! L’univers cyberpunk de Ghost in the Shell? Encore Blade Runner! Les taxis volants, les pyramides et la ville verticale du Cinquième élément? Toujours Blade Runner! Pour Villeneuve, le défi est de taille. Contenter les fidèles et faire découvrir l’œuvre aux néophytes. S’inspirer sans imiter. Se différencier sans trop s’éloigner. Tout un programme. Mais après tout, qui d’autre que lui pourrait relever le défi? 

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