Les Marocaines se cachent pour jouir

Dans Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Maroc, Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016, dénonce une réalité pas si éloignée de celle des jeunes musulmans de Belgique.

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On ne m’a jamais dit: “Tu ne ramèneras personne, tu ne coucheras pas avant le mariage”, mais ça coule de source”, explique Sarah, 24 ans, étudiante en droit. Née de deux parents marocains elle pose un regard critique et protecteur sur la religion. Une ambiguïté que l’on retrouve chez la plupart de nos interlocuteurs. Sarah vit seule dans son kot, sort en soirée, boit et fume. Des copains, elle en a eu, mais elle ne les a jamais présentés à ses parents, car ses relations ne sont pas stables: “Je me vois mal faire la girouette devant eux”. Elle avoue que tout ce qui concerne le sexe est tabou dans sa communauté: “Le sexe hors du contexte conjugal? Tu n’entendras pas ça dans la bouche de quelqu’un de ma famille”. Mais ce qui ne se dit pas se sait. “Ma mère et ma tante savent que j’ai eu des copains, elles sont pas connes.” Un non-dit auquel se retrouve confrontée Zineb, 22 ans, née à Rabat, vivant en Belgique: “La virginité avant le mariage est une pratique censée être respectée, mais dans mon entourage elle ne l’est pas. Ce n’est pas quelque chose dont on discute.” 

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SEXE ET MENSONGES. LA VIE SEXUELLE  AU MAROC. Leïla Slimani. Les arènes, 192 p.

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