Ronquières 2017: les moments forts du festival

Parmi tous les artistes venus se produire près de la tour du plan incliné, Bigflo & Oli et Cali sont ceux qui ont réussi à fédérer le plus de festivaliers.

Cali a donné 50 minutes de bonheur aux festivaliers. ©Benoit Bouchez

Jour 1

Bigflo & Oli, un concert qui fait du bien au cœur

Il n’a pas encore prononcé un mot. Bigflo, juché sur un podium à droite de la scène Tribord, sourit. Le public, lui, s’enflamme déjà. Lorsqu’il lance « Premiers mots du deuxième album, toujours avec mon frère », c’est la folie. Pendant 1h10, les deux Toulousains vont raconter La Vraie Vie, nom de leur deuxième album, en rappant. Avec justesse, ils critiquent le monde du showbizz et confient leur « peur de devenir un connard, de faire partie de ces pitres ; Tu sais ces stars qui se plaignent pour des photos ». Leur déception comme la fois où Orelsan leur a « refusé l’feat ». Ils interpellent les mecs et leur conseillent d’arrêter « d’être fiers d’être qu’une bande d’incultes ». Les filles en leur rappelant qu’elles ne sont « pas qu’une paire de seins et un cul », d’arrêter de « danser sur des musiques qui [les] insultent ». Bigflo & Oli rappent pour les passionnés, les timides, les « pas musclés », les complexés,… en somme tout le monde. Dans Personne, ils dénoncent les textes creux mais aussi le public qui n’écoute pas les paroles. Une large partie des festivaliers, eux, les connaissent par cœur. Comme cette petite fille au plus près de la scène qui filme le concert ou ce petit garçon perché sur les épaules de son papa.

 

 

Les deux interprètes, auteurs et compositeurs, sont avant tout très généreux. Et on a envie de les suivre. Pendant C’est qui ces deux-là ?, titre de leur album La cour des grands, petits et grands (beaucoup de festivaliers sont venus en famille) sautent tous ensemble. Les sourires apparaissent sur tous les visages quand débute Comme d’hab. On sent bien que tout le monde en a besoin. Les ex-coachs de The Voice Belgique invitent ensuite Wawad, membre du groupe Berywam et champion de France de beatbox. Avant de rappeler que « la Belgique est un de leurs endroits préférés ». En tout cas, on les aurait bien écoutés une heure de plus !

Matmatah a mis le feu à Tribord

Leur performance aux Vieilles Charrues est encore dans toutes les têtes. Le groupe brestois, de retour après neuf ans d’absence, a proposé un des meilleurs concerts dans l’histoire du festival de Carhaix. Logiquement, leur venue à Ronquières ne pouvait être qu’une réussite. Les titres de leur 5e et nouvel album Plates coutures (Lésine pas, Retour à la normale,…) ont réjoui le public mais c’est surtout L’Apologie, Lambe An Dro, Le moutons ou encore Emma, que personne n’avait oubliés, qui ont littéralement retourné le site du plan incliné.

Kid Noize, la classe

Ceux qui sont restés jusqu’à 0h30 ne l’ont pas regretté. Kid Noize a livré un des meilleurs concerts du weekend. Dès les premières secondes, la mise en scène de l’homme à la tête de singe hypnotise. Le public est déchaîné. Il l’est encore plus quand le DJ s’approche du public sans prononcer un mot. Il balance Do You Know, Ocean, Jackass, titres bien connus de son album Dream Culture, sorti en septembre 2016. On adore. Surtout que Kid Noize n’est pas dans sa bulle. Il partage avec son public et ne manque pas de le remercier à plusieurs reprises. Classe.

Jour 2

Cali, quel bonheur !

Les festivaliers ne s’attendaient pas à commencer le concert par un hommage à Jeanne Moreau. A cappella, Cali entonne Le Tourbillon de la vie, avant d’être accompagné par le public. Le chanteur a amené le soleil (timide la veille) et, dès les premiers mots d’A cet instant, je pense à toi, la foule a envie de bouger. La tension monte d’un cran quand l’auteur-compositeur-interprète lance avec sa voix douce : « Je vous souhaite avec un grand sourire les choses défendues ». Au lancement d’Elle m’a dit, Cali est en nage et le public aux anges. Il est aussi très généreux et passe un long moment dans le public alors qu’il chante C’est quand le bonheur ?. Il invite les photographes à monter sur scène, se retrouve même dans les bras de l’un d’eux avant d’emprunter un appareil photo. Comme pour Bigflo & Oli, les sourires en disent long sur l’atmosphère du moment. Et quand arrive le refrain de 1000 cœurs debout, on ne doute pas une seconde que « notre force est sublime » et qu’ « elle emportera tout ». Cali aime la Belgique et le montre en mettant un maillot de l’équipe nationale de foot floqué avec son nom. 50 minutes de bonheur intense.

Vianney, le charmeur

Que l’on aime ou pas, il faut reconnaître que l’aura qui émane de Vianney est impressionnante. Bien avant le début de sa prestation et alors que Paradis se produit à Bâbord, la pelouse est déjà noire de monde. Les cris du public, à majorité féminin, suffisent pour savoir que le Français est là. Il lance : « Ne cherchez pas les musiciens, il n’y en pas. » Sa voix sera uniquement accompagnée de sa guitare et de sa « pédale magique ». Et ça marche. Deux jeunes ados s’enlacent pendant Moi aimer toi. Un couple, et surtout l’homme, chante les paroles de Pas là par cœur. En moins d’une heure, il a envoûté les festivaliers. « On se donne rendez-vous à Forest en mars », lance une festivalière, totalement sous le charme.

Julien Doré et le coco câlin

S’il fallait retenir une chose du concert de Julien Doré, c’est bien l’instant « so cute » pendant Coco Câline, où une petite fille, habillée en panda, est venue sur scène (voir photos). La scène Tribord avait été relookée aux couleurs de l’album &. Le Lac, Paris-Seychelles, Sublime & Silence,… les tubes se sont enchaînés. On savait à quoi s’attendre et on n’a pas été surpris.

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