U2, géant sans gigantisme

Un concert sobre qui en a mis plein les oreilles à défaut des yeux. Les fans de U2 ont eu ce mardi soir leur deux heures de bonheur au stade Roi Baudouin. Sobre, beau, efficace.

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Les quelque 50 000 fans de U2 ont eu leur compte et un lot de frissons ce mardi soir au stade Roi Baudouin. Après un Noël Gallagher qui a repris cinq titres d’Oasis pour le plus grand plaisir du public, le groupe mythique s’est fait attendre sur scène. Et une « hola » a été improvisée dans les gradins. C’est avec « Sunday bloody sunday » que le groupe a entamé en force un concert aussi vertigineux que magistral. L’entrée en scène minimaliste a mis d’emblée le ton. U2 l’a joué intimiste. Son humanisme et messianisme s’est fait sans gigantisme. Pour le show, les amateurs repasseront. Une demi-lune éclairait le stade en guise d’effets lumières. Bono a lancé un « Bruxelles ma belle » et rendu hommage à la capitale de l’Europe, pour créer du lien sans pour autant se connecter à son public. Les écrans géants ne s’allumeront que pour encadrer en images l’intégrale de « Joshua Tree « . C’est ici que les purs et durs en ont eu pour leur argent. La foule a dansé et les loupiottes ont éclairé les gradins. U2 a affiché son humanisme, son amour pour l’Afrique et les grandes causes tout en faisant plaisir à son public qui a pu reprendre en choeur tous les titres qui se sont succédés. Féministe, Bono a rendu hommage aux femmes du monde, leaders, battantes, combattantes. La Reine Mathilde et Nafissatou Thiam ont défilé parmis les grandes. C’est avec « One  » et « I will follow » que U2 a tiré sa révérence dans une ambiance heureuse et époustouflée.

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