1967: Voulez-vous tous coucher avec moi ce soir?

Faites l’amour, pas la guerre, qu’ils disaient. Cet idéal baba cool auquel beaucoup ne croyaient pas a pourtant accéléré l’évolution des mœurs et des politiques du sexe.

1969. More, le film de Barbet Schroeder montre que les plaisirs hippies se jouent à plusieurs. ©BelgaImage

L’Été de l’amour ne porte pas son nom pour des prunes. En 1967, des milliers d’apprentis hippies convergent vers San Francisco, devenu le rendez-vous international de la partouze. Dans l’imaginaire collectif, la réputation de ces jeunes gens est faite d’indécence (“ils vivent nus”), de sexe débridé (“comme des animaux”) et d’orgies lancées à toute heure du jour sur un simple claquement de doigt. Entre le mythe et la réalité, il reste une génération de Jean-Claude Dusse qui attend toujours son tour et une génération de femmes abusées par un machisme bien présent dans ces communautés qui se disent pourtant en rupture avec le modèle patriarcal. Personne n’a vraiment vérifié si tout le monde a pris son pied dans le Golden Gate Park et dans les alentours, mais tout le monde sait que l’idée de prendre son pied (“jouir sans entrave” – selon un slogan de Mai 68) s’est imposée et a fait du chemin. 

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