Dour Festival 2017 : le top/flop final

Record d’affluence, des grandes prestations, des découvertes mais aussi l’annulation de Solange et un accès au site unanimement critiqué.  Voici le bulletin de Moustique.

avpress0festivaldedour_dimanche_romeo_elvis-9.jpg

C’est l’heure du bilan pour le Dour Festival et il est particulièrement positif. Artistiquement, nous avons vécu une grande édition et ce, malgré l’annulation de Solange, la sœur de Beyoncé, qui a dû renoncer pour cause de grosse fatigue. Avec 55.000 spectateurs présents, la journée de samedi a battu un record d’affluence dans l’histoire, déjà glorieuse, du festival hennuyer. Mercredi, on comptait déjà 37.000 personnes sur le site de La Machine à Feu. Jeudi, ils étaient 48.000 visiteurs quotidiens. Bref, si on ajoute la grosse affluence de ce dimanche (52.000) avec le concert en clôture de Justice, on est à plus de de 242.000 visiteurs cumulés. En cinq jours, c’est la fréquentation la plus importante pour un événement  culturel en Fédération Bruxelles-Wallonie. Une événement qui continue pourtant à être boudé, ou évoqué par le mauvais bout de la lorgnette, par certains médias. Voici les bonnes et les mauvaise notes du Moustique Team.

Le top 10  musical de Nicolas Alsteen (dans le désordre)

Meute
Kevin Morby
Phoenix
Vald
Roméo Elvis x Le Motel
Kate Tempest
Little Simz
Méta Méta
Chassol
 Idles

Le Top 10 Musical de Luc Lorfèvre (dans le désordre)

Kevin Morby
Little Simz
Loyle Carner
Phoenix
Cocaine Piss
Méta Méta
Meute
Groupe Doueh & Cheveu
Pale Grey
Rone

On a adoré

La diversité de l’affiche. Du dub au hardcore en passant par le rap, la chanson, les divers courants de l’électro, le jazz et le rock, le Dour Festival ratisse dans toutes les niches et ne garde que les artistes de qualité.

La découverte. C’est le festival belge le plus défricheur de l’été.  C’est réjouissant, car il  y a encore un large public de passionnés de musique qui ne se content te pas de playlists formatées et de musique mainstream.

La communauté Dour.  Il y a un  « vrai » esprit Dour.  Mercredi, un groupe de jeunes flamands a accosté notre journaliste Luc Lorfèvre  qui attendait ses amis. « Tu es seul ? On ne reste pas seul à Dour, viens avec nous on t’offre une bière ». Trop cool. Le cri de ralliement « Doureuhhhhhh ! » est devenu aussi un gimmick qui fait plaisir à entendre à quasi chaque concert.

La qualité sonore. Une vraie prouesse technique que d’assurer un bon son sur autant de scènes différentes.

Les programmations improbables. Le samedi, à La Petite Maison Dans La Prairie,  se sont succédé en moins de trois heures un groupe punk/funk/jazz de Sao Paulo (Méta Méta), une fanfare allemande qui reprend des hymnes électro (Meute) et un trio français mariant électro et incantations orientales (Acid Arab). C’est tout simplement génial.

La fête. Elle est totale. Du mercredi au dimanche. Du matin au soir, du soir au matin. Tous sont là pour s’amuser et s’abandonner au culte des musiques alternatives.

On a moins aimé

Les sanitaires.  C’est à la fois déplorable, scandaleux et tout simplement indigne d’un festival qui ne cesse de répéter dans ses communiqués de presse qu’il respecte son public et reste à son écoute. Aucun être humain ne mérite des toilettes dans un tel état de puanteur.  Plusieurs femmes nous ont dit qu’elles préféraient se soulager dans les sous-bois plutôt que dans les toilettes publiques. L’année prochaine, on veut bien avoir dix groupes en moins. Que leur cachet soit investi dans des toilettes nettoyées régulièrement.

Le paiement des tickets. Partout ailleurs, on favorise le paiement par carte pour les tickets « drink » et « food ». A Rock Werchter, ça revient même moins cher de payer par carte qu’en liquide. A Dour, non seulement les points de vente avec ATM sont rares, mais cela coûte 1€ par transaction. Si le Dour Festival est en avance pour la musique, il a dix ans de retard sur ce point.

L’accès au site. S’il y a un sujet qui a fait l’unanimité ce week-end, c’est celui-là. Le trajet à pied -obligatoire pour les festivaliers- entre l’entrée principale et le site où se trouvent les scènes durait quelque 50 minutes. Pour ceux qui étaient garés dans les parkings les plus éloignés, le temps de parcours grimpait jusqu’à 1h30.

Des contrôles de sécurité surréalistes. Soyons clairs sur ce point. Non seulement nous comprenons leur importance mais nous sommes aussi à 100% en faveur des contrôles de sécurité avec vérification des cartes d’identité et fouilles systématiques des sacs. Mais encore faut-il une certaine logique et des procédures uniformes. Mercredi, nous avons pu pénétrer sur le site avec du déodorant. Jeudi, ce même déodorant nous a été confisqué. Vendredi, nous n’avons subi qu’un contrôle d’identité. Samedi, il a fallu passer par un détecteur de métaux et une fouille corporelle, mais notre sac, lui, n’a fait l’objet d’aucune vérification. Bizarre, vous avez dit bizarre. 

Sur le même sujet
Plus d'actualité