Dour 2017: Pourquoi on a adoré Kate Tempest

La rappeuse londonienne a livré l’une des meilleures prestations du début du festival. On vous donne trois infos capitales sur cette artiste atypique.

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C’est qui?

Kate Esther Calvert est née le 22 décembre 1985 à Brockley, Londres. Elle a déjà publié deux albums: Everyboy Down en 2014 et Let Them Eat Chaos en 2016. Elle chante, rappe, écrit. En 2013, Kate Tempest a décroché le prix de poésie Ted Hugues, l’une des plus grandes récompenses  en littérature anglaise, pour son recueil Brand New Ancients. Ce plébiscite lui a valu de rentrer dans la prestigieuse Poetry Society.

Ses mentors

Son père était ouvrier. Pour améliorer sa condition, il a commencé à suivre des cours du soir en Droit et est devenu avocat pénaliste. C’est en voyant son père étudier tous les soirs que Kate a pris goût aux livres. A l’école, son prof de littérature anglaise Maître Bradshaw lui fait découvrir les grands poètes classiques anglais. C’est le coup de foudre (pour les poètes, par pour le prof).

Pourquoi sa prestation à Dour était énorme?

Sur scène, Kate Tempest offre une prestation sans compromis, quelque part entre récital de poésie trash, démonstration de slam et hip-hop minimaliste. Ses trois musiciens (deux mecs, une fille) suivent attentivement sn flow et ajoutent des couches juste quand il le font.  A un long spoken work succède ainsi une improvisation jazz/hip-hop. C’est dense, inattendu et on n’en sort jamais indemne. Mention spéciale à son batteur qui passe d’une batterie digitale à une vraie caisse claire et cymbales. Kate, pour sa part, est impressionnante. Son flow rapide et intense n’est pas toujours facile à suivre pour celui qui ne maîtrise pas parfaitement l’anglais. Mais même quelques bribes et diatribes permettent de comprendre que cette jeune artiste est particulièrement attentive au monde qui l’entoure. Comme sur son dernier album Let Them Eat Chaos, il est question ici des opprimés, des attentats, d’isolationnisme, de drogues, de lutte des classes et des mondialisations. On n’est pas là pour rire mais ça aussi, ça fait du bien à Dour. Personne n’est sorti indemne de ce concert. Personne.

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