Ardentes 2017: le bilan final

Record d’affluence battu avec 80.000 personnes et nouvelle identité plus urbaine parfaitement assumée. Le festival liégeois rentre dans une nouvelle ère.

ardentes_bilan copyright Mathieu Golinvauxjpg

« La nouvelle génération a pris les mains sur les Ardentes », s’est félicité Gaëtan Servais, co-fondateur du festival liégeois Les Ardentes qui se clôture ce dimanche avec les concerts de Julien Doré et de Liam Gallagher. Pour cette édition, marquée musicalement par une dominante hip-hop, c’est effectivemet un nouveau public, plus jeune, plus urbain, plus geek qui a fait la différence. Au total, le festival a attiré 80.000 spectateurs en quatre jours. Un record absolu si on excepte l’édition 2016 qui s’était déclinée sur cinq jours. Avec 22.000 personnes, la journée de vendredi, marquée par les prestations de Damso, Roméo Elvis et Sean Paul, a égalé le record de Stromae  en 2011.  Pour les prochaines éditions, le festival misera plus que jamais sur les scènes urbaines. « Sans oublier les autres styles de musique », a conclu Fabrice Lamproye, co-fondateur des Ardentes. Rendez-vous en 2018 et place au bilan du Moustique Team:

Le top 5 concerts de Marie Frankinet

Damso
Mac Miller
Booba
Rae Sremmurd
Mick Jenkins

Le top 5 concerts de Nicolas Alsteen

Roméo Elvis & Le Motel
Songhoy Blues
Mick Jenkins
La Femme
Damso

Le top 5 concerts de Luc Lorfèvre

Damso
Mac Miller
Placebo
Songhoy Blues
RIVE

On a aimé

– L’accueil et la politesse des services de sécurité qui ont fait leur boulot tout en restant cordiaux.

– Les trois scènes en plein air, c’est super pour l’ambiance et le son.

– Le réaménagement du site offrant plus de fluidité pour passer d’une scène à l’autre.

– Les groupes à guitare sont devenus une telle valeur rare aux Ardentes qu’ils font un bien fou.

– Malgré l’affluence monstre, l’ambiance de tolérance qui a régné devant les podiums pendant les prestations dingues de Damso, Sean Paul et Placebo.

On a moins aimé

– La poussière de la Wallifornia Beach qui, au mouvement de plus de trois personnes, transformait le lieu en tempête de sable. De quoi s’encrasser durablement les naseaux.

– Les files interminables aux stands de bouffe à l’heure du ravitaillement, peut-être faudrait-il penser à disséminer un peu plus les stands dans des endroits variés ou à les multiplier.

– La mauvaise situation géographique de la troisième scène en plein air Rambla, un peu trop « dans le passage ».

– Sur une affiche largement consacrée à l’actu du hip-hop contemporain, il faut parfois ouvrir l’œil – et le bon – pour entrevoir la couleur d’une gratte. Sans choisir son camps, il y a sans doute de quoi rééquilibrer les (d)ébats entre le flow et la disto. 

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