Les Ardentes 2017: Roméo Elvis, le king

Épaulé par les productions servies par Le Motel, le chant de sa frangine et la folie de ses potes, le rappeur bruxellois a retourné les plages de Wallifornia, en bord de Meuse. Grosse sensation. 

Romeo Elvis copyright Mathieu Golinvaux

Nouveau fer de lance d’un hip-hop francophones profilé pour traquer les crocos et le bédo, Roméo Elvis débarque sur le sol caillouteux de la Wallifornia Beach avec les crocs ultra aiguisés. C’est bien simple: ce mec met son charisme au service du rap belge. À fond. En action à Montréal, en fusion à Paris, le garçon défend les couleurs du deuxième épisode de Morale, effort collaboratif servi en compagnie de l’ami Le Motel. Le flow en lévitation sur des sons profilés pour sa voix de baryton, le rappeur bruxellois gagne rapidement les faveurs du public liégeois. Alors, oui, il y a Damso, Hamza, JeanJass & Caba, mais Roméo Elvis reste un personnage à part. Un rien plus fou et sans doute plus rock’n’roll que les autres. Différent. Mais tout aussi excitant. 

Esprit de famille

Solidement cramponné aux productions servies par Le Motel, Roméo Elvis tient son public en haleine. Seul contre tous, bien à l’aise. Mais l’artiste belge connaît bien sa devise: l’union fait la force. Arrivé au hip-hop en compagnie des mecs de l’Or du Commun, Roméo renvoie l’ascenseur à ses potes en les invitant à une fête complètement  strauss: une bamboula où l’on croise un crocodile gonflable, mais aussi sa petite sœur Angèle, irradiente de fraîcheur sur Les hommes ne pleurent pas. En apothéose, l’équipe délivre les désormais classiques Tu vas glisser et Bruxelles Arrive. Dans la fosse, le public valdingue, sautille, pogote sous un ciel parfait: soleil couchant sur lit de nuages psychédéliques. C’est parfait et, dans quelques jours à Dour, le concert promet d’être dément. À la fin des festivals, quand l’été touchera à sa fin, Roméo Elvis sera assurément l’homme à suivre. De près et sans glisser. 

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