Werchter 2017: le top général de la rédaction

Le festival s'est clôturé ce dimanche par une prestation pied au plancher de Foo Fighters.  Moustique vous livre son best of de ce long week-end.

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Foo Fighters

Composé des explosifs All My Life, Times Like These et Learn To Fly, le premier quart d’heure de la prestation des Foo Fighters a mis 88.000 spectateurs K.O. Et le plus dingue, c’est que la pression imposée par Dave Grohl et sa bande n’est jamais retombée. La formation américaine qui annonce un nouvel pour la rentrée a justifié son statut de tête d’affiche. Une clôture de festival en force et en beauté.

Arcade Fire

Entre trois extraits de son nouvel album Everything Now qui sort ce 28 juillet (avec interview exclusive à la clef pour Moustique), perles exhumées du premier album Funeral (Neighbourhood 1 et 3, Rebellion, Wake Up), house futuriste (Here comes The Nigh Time) et hommage à David Bowie sur (Suburbs), la formation montréalaise a réinventé le concept de fête totale. On en a encore des frissons rien que d’écrire ces mots.

Radiohead

Tête d’affiche du vendredi soir, la formation anglaise s’est montrée à la hauteur de son statut. Favori de l’étape, Radiohead a clôturé la journée avec un concert de deux heures efficace et ultra millimétré. Loin des grands discours et de tout racolage, la bande à Thom Yorke s’est contentée de laisser parler sa musique. Sans fausse note. Avec l’art et la manière. Obligatoire et prévisible, leur version de Karma Police, en ultime salve, fait désormais partie de l’histoire du festival. Trop beau.

Prophets Of Rage

Voir des membres de Rage Against The Machine, Public Enemy et Cypress Hill, soit trois des groupes les plus influents des années 90, réunis sur une même scène, c’est déjà un spectacle inédit. Mais les entendre pendant septante-cinq minutes réinventer les flamboyants brûlots de leur répertoire respectif, c’est le genre d’émotion rare qui provoque des frissons des pieds à la tête. La formation américaine emmenée par un Tom Morello au sommet a offert une prestation flamboyante en forme de plaidoyer anti-Trump.  En fin de concert, le groupe a annoncé «la chanson la plus dangereuse qui ait jamais été écrite». Cette chanson, c’est bien sûr Killing In The Name Of reprise à l’unisson par le public. Le refrain dit ceci : «Fuck You, je ne ferai pas ce que tu me demandes de faire.» La révolution était en marche ce jeudi à Rock Werchter.

The Pretenders

A soixante-cinq ans, Chrisse Hynde mettrait encore la pâtée à une pléthore de gugusses qui se prétendent rockers. Avec son groupe de vieux briscards, elle a montré plus d’énergie en cinquante minutes que Kings Of Leon au cours de ses dix dernières prestations dans les festivals belges. Un semaine après avoir ouvert pour les Guns N’ Roses, The Pretenders a livré un set imparable en forme de juke-box. Au milieu du concert,  les larmes ont perlé sous les yeux de Chrissie. Cette mammy a tout vu, tout vécu mais elle se met à chialer devant nous quand le public devient hystérique.  Et comme le chantait frère Jacques Brel, «voir une amie pleurer», ça vous fait quelque chose.  Maximum respect.

Coely

Elle n’a pas eu facile la rappeuse anversoise. Il pleuvait quand elle a ouvert la grande scène de Rock Werchter ce vendredi, il était à peine 13h et elle n’avait droit qu’à trente petites minutes. Mais elle a tout donné et terminé avec une version de Celebrate particulièrement euphorique. Un grand big up pour Coely!

Jain

Même si elle est en fin de tournée, l a chanteuse nomade toulousaine a confirmé son statut de nouvelle icône de la pop 2.1 en délivrant une prestation euphorique ce vendredi devant un public chaud comme la braise. Mention spéciale à sa version cataclysmique de Makeba. Fin 2015,  nous étions les premiers en Belgique à vous parler d’elle.  Oui, on fait notre malin mais nous sommes surtout heureux pour elle. Jain est au top et ça promet pour le Brussel Summer Festival.

Future Islands

Il faut le voir pour le croire. Sur le papier, Future Islands est un groupe ordinaire. Banal à mort. Venus de Baltimore, les quatre garçons affichent des charismes de gnous: chemises cintrées, calvitie bien entamée et allures de banquiers en pause déjeuner… Sauf que, sur scène, les musiciens peuvent compter sur leur chanteur, Samuel T. Herring. Voix grave et granuleuse, caverneuse et dramatique, l’homme semble dopé à la kétamine, à la caféine, à tout et – sans doute – n’importe quoi. Au croisement de la new-wave et du post-punk, la musique du groupe américain a électrisé la foule rassemblée sous les voûtes de The Barn. C’est fort, surprenant, toujours percutant. Future Islands nous revient les 10 et 11 novembre à l’Ancienne Belgique.

Benjamin Clementine

Éblouissant et sans complexe,  le gourou mélancolique a mis Rock Werchter dans sa poche avec un show classieux et habité. Passé de la mendicité à la célébrité, l’Anglais a profité de son passage en Belgique pour dévoiler les contours de I Tell a Fly, un deuxième album annoncé pour la rentrée. Chaud devant. Son interview exclusive, c’est bien sûr pour Moustique et à la rentrée.

 

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