Rock Werchter 2017 : la classe d’Arcade Fire

Quand la formation montréalaise réinvente le concept de fête totale, ça donne déjà l’un des meilleurs moments du festival. En bonus, le public a découvert 3 titres du nouvel album qui sort ce 28 juillet. Interview exclusive à paraître dans Moustique.

Arcade Fire Copyright Mathieu Golinvaux.jpg

N’importe quel groupe de rock vous dirait qu’il est suicidaire de sortir son nouvel album au milieu de l’été. Mais voilà, Arcade Fire n’est pas n’importe quel groupe.  Disque le plus attendu de l’année avec le Humanz de Gorillaz,  Everything Now, cinquième tome des aventures soniques de la formation montréalaise, sera commercialisé ce 28 juillet. Arcade Fire en a offert ce jeudi soir à Rock Werchter trois extraits : Everything Now, Creature Confort, Signs Of Life. Trois tubes. Trois chansons « feel good ». Trois salves euphoriques nous rappelant que plus le monde tourne mal, plus la musique devient le refuge de tous les bonheurs.  Tenez en parlant de bonheur, Moustique a rencontré le groupe en exclusivité dans le backstage de Werchter. Nous publierons cette interview dans l’édition papier de votre magazine préféré le mercredi 26 juillet. Oui, nous non plus, nous ne sommes pas un hebdo comme les autres.

Tous unis

Arcade Fire, sur scène, c’est un feu d’artifice . Une fête totale dont on ne veut pas rater une miette. A force de partir dans tous les sens (rock, country, pop, vaudou folk, électro, disco), la musique des Canadiens rassemble et fédère toutes les niches. Du haut de ses 190 centimètres et avec son look de mormon du futur, Win Butler est le guide spirituel de la formation. Mais en live, il n’y a pas de chef. Il n’y a pas de second rôle. Tous les musiciens sont à l’avant-plan. Ils courent dans tous les sens, sautent en l’air, passent d’un instrument à l’autre et n’arrêtent jamais de jouer. Un exemple? En une heure trente de show, Régine Chassagne est passé du clavier à l’accordéon, de l’accordéon au piano, du piano à la batterie, et de la batterie au chant en français (sur le magnifique Reflektor). Impressionnant tout comme le virage pris par Arcade Fire sur son nouvel album coréalisé par Thomas Bangalter, moitié de Daft Punk.  Entre hommage à Abba, dérives à la Supertramp, soundtrack de Blade Runner et nappes disco sorties d’un club underground de New York période 76-77, les nouvelles chansons donnent envie de s’abandonner sous le dancefloor.

L’esprit de Bowie

Entre un nouveau single déjà certifié « summer hit » (Everything Now joué  en intro), perles exhumées de leur premier album Funeral (Neighbourhood 1 et 3, Rebellion, Wake Up), house futuriste (Here comes The Nigh Time), Win Butler a aussi offert un superbe hommage à David Bowie sur Suburbs. « J’aime imaginer que David Bowie s’est réincarné dans le corps d’un bébé quelque part dans le monde et qu’il est toujours parmi nous. » Un grand moment, un grand concert, un grand groupe.

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