Les dix filles à suivre au Dour Festival

Cinq jours de festivals, 236 artistes répartis sur neuf scènes… Voilà dans les chiffres le menu de cette édition du Dour Festival qui se déroule du 12 au 16 juillet sur le site de La Machine à Feu. Pour sa sélection, Moustique a décidé de mettre les femmes à l’honneur. Présentation et playlist vidéo.

Les 10 filles à ne pas rater à Dour

M.I.A.

A la surprise générale, la rappeuse d’origine tamoule annonçait que “A.I.M.”, sorti en septembre 2016, serait son dernier album. « J’ai besoin de vacances », lançait-elle, du reste, sur le morceau Visa. Fake news ou pas, l’imprévisible Mathangi « Maya » Arulpragasam se retrouve bel et bien en ouverture de la grande scène du Dour Festival pour nous servir son cocktail barbouillé de hip-hop, de rock, d’électro et de dance-hall, le tout saupoudré de danses suaves et de slogans alter-mondialistes.

Mercredi 12, The Last Arena.

Solange

Avec son troisième album “A Seat At The Table”,  Solange Knowles a décroché son premier numéro 1 aux Etats-Unis. Réalisé en compagnie de l’élégant Raphael Saadiq, ce disque voit Solange quitter la R&B formatée au profit d’une soul gracieuse et pleine de conscience. Plusieurs festivals belges étaient sur la balle et c’est Dour qui décroche cette perle.  Dix-sept ans après le passage de sa frangine Beyoncé (avec Destiny’s Child), Solange vient défendre sur le site de La Machine à Feu la cause féminine, la communauté black et tous les opprimés de la planète. Et attention, comme elle le rappelle dans son clip, pas touche à ses cheveux! Peace.

Jeudi 13, The Last Arena.

The Black Madonna

Marea Stamper ne chante pas Like A Virgin et elle est blonde. Directrice artistique du Smart Bar de Chicago où elle a mixé longtemps aux côtés de Derrick May,  The Black Madonna vient de balancer sur la planète Terre la pépite disco/house He is The Voice I Hear.  Sept minutes de plaisir en crescendo. Spasmes garantis.

Jeudi 13, La Petite Maison Dans La Prairie

Kate Tempest

A l’âge de seize ans, cette jeune femme d’apparence discrète déclamait sa poésie slam contemporaine dans le tube londonien. Douze  ans plus tard, elle a publié des romans, des recueils de poésie et enchaîné deux albums captivants ( « Everybody Down » et « Let Them Eat Chaos »). Nappé de blues claustrophobe, de guitares indie ou de beats électro, le flow incisif de Kate Tempest vous prend littéralement par les tripes pour ne plus vous lâcher avant l’épilogue final. Jugez plutôt avec le très sombre Europe Is Lost.

Jeudi 13, Jupiler Boombox

Little Simz

A peine âgée de vingt-trois ans, Simbi Ajikawo, alias Little Simz, est la nouvelle queen du hip-hop londonien. Après deux albums remarqués (“A Curious Tale Of Trials” et “Stillness In Wonderland”), elle vient d’insuffler groove urbain et insolence sur “Humanz”, dernier disque de Gorillaz. Nous l’avons vue au Demon Day Festival, le festival organisé par Damon Albarn dans le parc d’attraction Dreamland, dans le Kent. Et elle a tout retourné. 

Vendredi 14, Jupiler Boombox.

Nina Kraviz

Aucun lien de parenté avec Nina Hagen ou Lenny Kravitz. Cette fille aux yeux revolver tire la première et balance sur le dancefoor un mélange décomplexé de house, de techno et d’acid. La Russe connaît chaque recoin des terrils dourois puisque c’est sa troisième participation au festival.  Le cultissime club londonien Fabric lui a confié les manettes pour le numéro 91 de ses compilations. C’est du joli.

Vendredi 14, Red Bull Elektropedia Balzaal.

Cocaine Piss

Comme le précise fort justement le site officiel de Dour, Cocaine Piss fait partie des groupes qu’il faut voir au moins une fois sur scène. Plus qu’un concert , Cocaine Piss propose une expérience sans le moindre compromis dont on ne sort pas indemne. Emmenée par la pile électrique Aurélie Poppins, la  formation liégeoise lance ses décharges punk, ses sursauts rock et ses distorsions pour la deuxième fois consécutive à Dour. Le 14 juillet, jour de sa prestation, Cocaine Piss proposer son nouveau EP de 8 titres « Pinacolalove » .

Vendredi 14, Labo.

Charlotte de Witte

A seulement 21 ans, la productrice et djette gantoise est devenue l’une des figures les plus marquantes de la scène électro. Connue pour ses mixes sans concession, Charlotte affirme ses préférences pour une techno sombre sur son dernier EP « Voices Of The Ancient ». Il s’agit de son deuxième passage à Dour.

Dimanche 16, Redbull Elektropedia Balzaal.

Nadia Rose

Son clip Skwod, où on la voit défiler en un plan séquence dans les rues de Londres avec ses copines, toutes sapées en survêt Adidas, a mis le feu aux poudres. Cousine de Stormzy dans la vrai vie, Nadia Rose a publié son premier mini-album « Higly Flammable » l’hiver dernier. Depuis, tout le monde s’arrache les services de cette fille de 23 ans qui n’a pas froid aux yeux. Les organisateurs ont eu du flair en la programmant. Le futur du rap, c’est déjà aujourd’hui au Dour Festival.

Dimanche 16, Le Labo.

Deap Vally

Lindsay Troy chante et joue de la gratte. Sa pote Julie Edwards est à  la batterie. Originaires de Los Angeles, ils unissent leur folie au sein de Deap Vally, combo/duo fiévreux qui dépote à donf. Leur récent et dernier album « Femejijm »  a été réalisé par Nick Zimmer, guitare en chef de Yeah Yeah Yeah Heays ! C’est l’amitié East Coast et West Coast pour la cause d’un rock tribal et fiévreux. A côté de ça, The White Stripes, c’est la collection rose ! Qu’on se le dise.

Dimanche 16 juillet, Caverne.

Dour Festival, du 12 au 16/7. www.dourfestival.eu

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