8 choses à retenir du génial concert des Guns N’ Roses à Werchter

La formation californienne a livré une prestation époustouflante de trois heures ce samedi à Werchter. Des hymnes, de la sueur, de l'attitude... Une soirée 100% rock and roll.

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La ponctualité

A son heure de gloire, il arrivait que Guns N’ Roses se pointe avec nonante minutes de retard  ou ne se pointe pas du tout à ses concerts. Ce samedi, à TW Classic, le show devait débuter à 21h10. Il a commencé à 21h15. Un bel effort messieurs…

La générosité

Certes, l’appât du gain (aux Etats-Unis, le groupe s’est pris environ 3 millions de dollars par concert) explique en partie les raisons de la réconciliation des piliers de la formation californienne, à savoir Axl Rose, Slash et Duff McKagan. Mais le groupe se donne à fond et y prend beaucoup de plaisir. Trois heures de show, vingt-sept morceaux, des surprises, des reprises improbables (voir ci-dessous), des explosions… Les 58.000 spectateurs en ont eu pour leur argent ce samedi.

L’attitude

Ok, il n’y a plus de lignes de coke qui traînent sur les amplis Marshall et un bouteille de Jack Daniels dans la poche arrière du fute de Slash. Mais pour le reste, les Flingues Et Roses ont toujours cette attitude rock and roll nourrie d’excès et de clichés. Santiags en peau de croco, froc en cuir, chemises à carreaux enroulées négligemment à la taille pour Axl, tatouages, sueur, clopes au bec, solos de gratte en veux-tu en voilà… On préfère les dégaines des Guns que celles des rockers vétérans portant la barbe grise et le costard.

Les classiques

On est à TW Classic et la tête d’affiche se doit d’avoir des goldies dans son répertoire. On parle ici de ces hymnes rock qui ont très bien vieilli ou, encore mieux, n’ont pas vieilli du tout. Avec Axl et sa bande, on est servi. It’s So Easy  joué comme premier morceau et Paradise City livré comme une offrande au bout du dernier rappel en sont deux parfaits exemples. Mais le public a aussi eu droit à Welcome To The Jungle, You Could Be Mine, Sweet Child O’ Mine, November Rain et Don’t Cry… La liste n’est même pas exhaustive. C’est impressionnant.

Les reprises

Guns s’est fait une spécialité de la cover qui tue. Ce samedi, les fans ont été particulièrement servis. Leurs relectures de Live and Let Die (Wings), de Knockin’ On Heaven’s Door (Bob Dylan) ou encore d’Attitude (The Misfits, chanté par Duff) font partie de la légende. Mais nous avons eu aussi droit à Whish You Were Here de Pink Floyd, au thème du Parrain, à The Seeker des Who ainsi qu’à un magnifique hommage à leur pote Chris Cornell disparu le 18 mai dernier avec Black Hole Sun  de Soundgarden. Et c’est encore au son d’une chanson de Cornell (You Know My Name) que le public a quitté la plaine de Werchter.

Le jeu

Sur certaines chansons, surtout en début de concert, on se rend bien compte que la voix d’Axl Rose ne monte plus comme avant. Mais pour le reste, c’est du grand art rock and roll. Mention spéciale à Slash, sans conteste l’une des meilleurs guitaristes metal de tous les temps, et à Duff dont la basse prend encore plus d’importance dans la section rythmique.

Les sommets

La version à rallonge de Rocket Queen, brûlot qui concluait leur premier album Appetite For Destruction; les solos de Slash sur Sweet Child Of Mine et sur Wish You Were Here; le numéro d’Axl Rose au piano sur November Rain ; Knockin’ On Heaven’s Door,  la cover du dernier prix Nobel de littérature, chantée par toute l’assistance ;

Le bémol

Il ne vient pas des Guns mais de l’organisation qui donne la priorité des premiers rangs aux Vip’s, pour la plupart des clients de gros sponsors, plutôt qu’aux vrais fans.

 

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