Un grand méchant renard bien rusé

Le Grand Méchant Renard, BD à succès, accouche d’une adaptation cinématographique euphorique.

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Il s’en passe des choses à la ferme. Entre un chien de garde un peu trop cool vis-à-vis de la sécurité, un canard et un lapin aussi bourrés de bonnes intentions qu’équipés de deux pattes gauches, les poules s’inquiètent ferme. Et pour cause: un renard rôde. Enfin, pour être plus précis, un renard vient régulièrement leur demander s’il y a moyen de les déguster. Nuance! Il faut dire que ce renard n’est pas la sauvagerie incarnée, et qu’il provoque plus de fous rires que de terreur. Las d’accumuler les râteaux, il s’embarque dans un plan diabolique avec le Loup, un vrai méchant pour le coup. Voilà la trame de ce blog, devenu BD à succès, et aujourd’hui film. En effet, l’auteur, Benjamin Renner, fort de son expérience avec le très réussi Ernest et Célestine (césar du meilleur film d’animation et nominé aux Oscars en 2014), a donné vie à ses truculents personnages. Poules Ninja, loup flegmatique, cochon pragmatique et altruiste, cigogne feignante, ils sont tous là, pour vivre, au fil de trois sketches, de folles aventures.

Alors, le résultat: un sain divertissement pour les petits? Assurément. Mais pas que. C’est dire qu’ils savent y faire, Benjamin Renner et Patrick Imbert (déjà aux manettes d’Ernest et Célestine, mais aussi d’Avril et le monde truqué) pour créer des histoires à double lecture. Des scénarios qui tiennent la route, même dans ce casse-gueule exercice que celui du film à sketches, qui font rire, et puis, en douce, verser une petite larme émue devant ces animaux qui jouent nos peines et joies. Car au bout de ces trois mini-récits (ils en ont ajouté un avec le Père Noël), il reste un message simple et juste sur le bonheur et sa quête. Ça pourrait être mièvre, c’est juste bienveillant. 

 

 

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