Dalida, une vie griffée

Le Musée de la Mode de la ville de Paris expose les robes de la chanteuse, disparue il y a trente ans. Une biographie de textile qui raconte aussi trois décennies de création parisienne. Émouvant. 

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Les vêtements ont-ils une mémoire? Si l’on en croit la mission du Palais Galliera, Musée de la Mode de la ville de Paris, ils n’ont que ça. Lui qui conserve religieusement la garde-robe de la comtesse Greffulhe qui sert de modèle à Marcel Proust lorsqu’il s’agit d’imaginer la duchesse de Guermantes, pilier d’À la recherche du temps perdu. Lui qui soigne avec les plus grands égards technologiques les corsets de Marie-Antoinette et les tenues de scène de Sarah Bernhardt. 

Ici, le vêtement a statut de document. Le même que celui d’un texte de loi manuscrit ou d’une ancienne pièce de monnaie – il permet d’avancer dans l’explication de l’histoire. À ses prestigieuses collections, le musée dirigé par Olivier Saillard, l’homme qui milite pour la reconnaissance culturelle de la mode, ajoute un vestiaire inédit et incandescent – celui de Dalida. Un don de son frère, Orlando, gardien du temple du souvenir, qui lègue à Galliera un ensemble de 209 tenues et accessoires portés par la chanteuse qui, quoi qu’on en dise, n’était pas n’importe quelle chanteuse. 

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