Hans Zimmer: « C’est la musique qui doit toucher les gens »

Derrière les soundtracks des plus grands blockbusters de ces trente dernières années, le compositeur allemand découvre à soixante ans la frénésie des tournées mondiales.

Hans Zimmer ©Prod

Oscarisé pour le soundtrack du Roi Lion, plébiscité pour l’audace des B.O. d’Inception ou de Twelve Years A Slave, adulé pour les thèmes des franchises Madagascar, The Dark Knight ou encore Pirates des Caraïbes, Hans Zimmer est un forçat. “Depuis le mois d’octobre, je n’ai pris qu’un seul jour de congé, nous déclare-t-il depuis son bureau de Hollywood. Mais je ne me plains pas. Je fais le plus beau du métier du monde.” À soixante ans, le compositeur allemand revient en concert au Sportpaleis d’Anvers après avoir rempli le Palais 12 de Bruxelles en avril. Au programme? Un best of de ses 150 soundtracks joué par un orchestre de soixante musiciens où se mêlent instruments à cordes, synthétiseurs et guitares électriques et, finalement, très peu d’images de films.

Vous avez fait vos classes dans les groupes pop Krakatoa et The Buggles à la fin des années 70. Que gardez-vous de ces expériences ?

HANS ZIMMER – Avec Krakatoa, j’ai écumé suffisamment de clubs en Allemagne pour savoir que je n’étais pas à l’aise sur scène. Avec The Buggles, le concept était différent. Geoff Downes et Trevor Horn, les deux créateurs du groupe, étaient des rats de studio et ça m’arrangeait. Notre seule performance s’est limitée au clip de Video Killed The Radio Stars dans lequel j’apparais à la fin et dans des playbacks pour des télés. C’est avec The Buggles que j’ai compris pour la première fois qu’on pouvait mélanger machines et instruments traditionnels.

Que vous apportent ces tournées mondiales ?

J’ai donné mon tout premier concert en octobre 2000 au Festival du film à Gand. J’ai dû surmonter ma peur de jouer en public. Pour moi, c’était la plus grande barrière. Depuis, je prends un plaisir fou à jouer en live. C’est délibéré de ma part de ne diffuser que très peu d’extraits de films au cours du show. C’est la musique qui doit toucher les gens.

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