« Je suis resté dans les bois », un portrait d’artiste jubilatoire

Je suis resté dans les bois renoue avec l’autodérision à la belge. Et touche juste. 

Je suis resté dans les bois ©Prod

C’est un film né d’une rencontre à trois pour raconter l’histoire d’un seul. Sur la figure de Vincent Solheid, artiste plasticien bien connu des Malmédiens (il est originaire du village de Xhoffraix), la comédienne Érika Sainte (Magritte de l’espoir 2012) et le réalisateur Michaël Bier se sont penchés, pour une comédie arty faite d’autofiction détournée. Solheid avait déjà éprouvé le concept avec l’excellent Grand tour, comédie carnavalesque réjouissante sur une bande de potes en rupture de ban. Moins fanfaron, plus intime, Je suis resté dans les bois suit à nouveau le parcours de Vincent, artiste à l’équilibre fragile tiraillé par la foi et l’amour du foot, dont le spectateur découvre peu à peu les failles touffues et les petits arrangements avec le réel. Par un effet de mise en abyme, Vincent devient acteur d’une exposition sur sa propre vie, suivi par une équipe de cinéma qui vient révéler avec pragmatisme ses imperfections trop humaines. 

« Un film sur les souvenirs »

“L’autodérision implique une mise à nu qui ne me dérange pas, souligne Solheid. Mais il fallait qu’elle soit accompagnée par le regard d’Érika et Michaël. Le rire provient de l’écart entre la mémoire du personnage de Vincent et la réalité. C’est un film sur les souvenirs et la manière dont ils peuvent être complètement décalés quand on les confronte aux autres. C’est les tours et les détours d’un mec qui va se redécouvrir en mettant sur la table tout ce qui encombre.” 

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*** Je suis resté dans les bois. De et avec Michaël Bier, Érika Sainte, Vincent Solheid – 90’.

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