Peyo, bien plus que les Schtroumpfs

Au cœur d’une période définitivement Schtroumpf, une expo  à l’envergure exceptionnelle rappelle l’étendue du talent de Peyo souvent réduite par l’ombre de ces superstars de lutins bleus. Visite avec le commissaire Hugues Dayez.

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Voici la mission impossible du mois: ignorer les Schtroumpfs. Près de 60 ans après leur naissance, c’est impossible. Apparitions dans des pubs en tout genre, surexposition sur affiches géantes, invasion des salles obscures avec leur troisième long métrage “made in U.S.A.”, tout est fait pour nous rappeler que le paysage médatique doit encore compter avec les Schtroumpfs. Pourtant, tel n’était pas leur destin. À leur création, en mai 1958, ils n’étaient que des seconds rôles dans une des magnifiques aventures de Johan et Pirlouit – La flûte à six trous. L’engouement instantané pour les petits lutins en décida autrement, et la vie de Pierre Culliford alias Peyo de basculer dans un bleu certes enivrant, mais aussi très envahissant.

Plus d’un demi-siècle plus tard, alors que pour le grand public Peyo n’est que l’inventeur des Schtroumpfs, la très jolie Fondation Folon lance l’expo de l’été: Peyo. A Retrospective. Tout est dit dans le titre, et confirmé par la visite d’un étage bien chargé: Peyo est bien plus que le créateur et le gestionnaire de la Smurf International Corporation. Peyo, c’est bien sûr Johan et Pirlouit, mais aussi Benoît Brisefer, le chat Poussy, mais encore un collaborateur essentiel à des séries, Jacky et Célestin ou Modeste et Pompon. Dans les 300 planches originales montrées à l’expo, les Schtroumpfs ne sont que la partie émergée du génie créatif de monsieur Culliford. 

Hugues Dayez, biographe du maître et commissaire de l’expo, confirme: “Avec José Grandmont  (l’autre commissaire – NDLR) on s’est replongés dans toutes ces planches magnifiques signées Peyo, et on a dû se faire violence, et être très exigeants pour arriver à ce chiffre, qui reste impressionnant! Je dois avouer que lors de l’accrochage, j’ai été parcouru d’un intense frisson”. Le parcours pousse à entrer dans l’intimité artistique d’un créateur qui fut aussi un conteur hors pair. Les vitrines, qui constituent ce que Dayez conçoit comme une visite en trois dimensions de son livre Peyo l’enchanteur, regorgent d’émotions. 

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