Stromae: « Il y a plein de pièces pour femmes que j’aimerais porter »

Porté pâle après une tournée qui lui a fatigué la vie, le chanteur revient - en pleine forme - en duo avec son épouse. Sous leur label Mosaert, ils livrent une collection qui marque un nouveau départ et l’”envie d’être un peu plus discret”.  

Stromae ©Stephan Vanfleteren

Quand on donne rendez-vous à Stromae, mieux vaut bien choisir son endroit. Être n’importe où avec Stromae c’est la certitude d’être interrompu toutes les cinq minutes pour cause de selfies. On s’est donc retrouvés – et même réfugiés – avec Coralie Barbier, son épouse et grande ordonnatrice de looks, dans un petit bureau, loin des regards et des smartphones. À la tête de Mosaert, la marque de vêtements qu’ils ont fondée comme satellite à la sortie de l’album “Racine carrée”, Paul Van Haver et Coralie Barbier livrent leur quatrième collection. Oubliés, les imprimés africains et les figures géométriques qui ont fait la force graphique du personnage Stromae, le couple s’est penché sur d’autres références – la danse classique, la peinture de Degas, la tapisserie… Avec comme fil rouge des motifs floraux et un emblème – le flamant rose -, cette nouvelle capsule propose une collaboration avec Repetto, label iconique de chaussons de danse et fournisseur officiel de Serge Gainsbourg. De ce chantier qui, mine de rien, avance les pions de cette petite marque belge presque exclusivement fabriquée en Belgique, se dégage le désir d’un artiste assommé par le succès de se libérer des contraintes. Un artiste porté au septième ciel de la reconnaissance et dont la fin de tournée, victime d’un psychocrash, s’est terminée à l’hôpital.

Contrairement aux précédentes, cette nouvelle collection est complètement détachée de l’univers musical de Stromae. A-t-elle été plus difficile à concevoir ?  

CORALIE BARBIER – Plus difficile, non. C’était un autre challenge. L’univers de base n’était plus celui de Stromae, mais celui de Repetto, donc je ne partais de rien et j’adore m’adapter. Mais la vraie difficulté, c’était d’imaginer des vêtements sans penser à la morphologie de Paul ni à ses goûts.

STROMAE – Depuis que je suis moins dans le contrôle, elle est plus créative. Je suis plus en retrait et je n’interviens plus sur chacune des décisions. Stromae, c’était mon bébé, mais cette collection, c’est moins mon bébé. C’est plus celui de Coralie. 

La collection est unisexe, les ballerines que vous avez dessinées sont destinées aussi aux hommes. Est-ce une volonté de jouer sur la confusion des genres ?

C.B. – Les mœurs évoluent mais ce n’est pas un calcul inscrit dans notre démarche, même si on a commencé à faire des vêtements parce qu’on trouvait la garde-robe pour hommes triste.

S. – Moi, il y a plein de pièces pour femmes que j’aimerais porter, mais qui sont trop petites. Pour homme et pour femme, c’est stupide, ça n’a pas d’importance, c’est juste une question de taille.

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