Une vie animée: grâce aux Disney, il communique avec son fils autiste

Pour communiquer avec Owen, 3 ans, Ron Suskind est passé par les dialogues de ses films préférés – les dessins animés de Disney. Il raconte cette aventure dans Une vie animée, livre positif et souriant où toute la famille parle Petite sirène et Aladdin.

Une vie animée: grâce aux Disney, il communique avec son fils autiste

Owen a 3 ans. Il court dans les feuilles mortes, une épée en plastique à la main. Derrière lui, son père tombe à genoux dans les feuilles en riant et lui demande “Qui es-tu ?”. L’enfant répond “Je suis Peter Pan et tu es Capitaine Crochet”. La scène se déroule dans le jardin de Ron et Cornelia Suskind, à Dedham dans le Massachussetts, à la veille de leur déménagement pour Washington DC. Un mois plus tard, selon les mots de Ron, “l’enfant avait disparu”. Trois semaines après le déménagement, Cornelia est inquiète. Quelque chose ne tourne pas rond chez son fils. Il ne parle plus et commence à perdre ses capacités motrices. S’ensuivent alors de nombreuses visites chez différents pédiatres, et en janvier 1994, Owen est diagnostiqué autiste. 

L’annonce est terrible pour la famille qui se retrouve totalement démunie devant ce trouble qu’elle ne connaît qu’à travers le film Rain Man. La famille Suskind s’engage alors dans un long processus, à la recherche de toutes les thérapies possibles pour “retrouver” Owen. Un parcours du combattant onéreux et exténuant. Mais malgré une horde de spécialistes, les progrès de l’enfant sont inexistants. Forcé par la situation, un peu gêné par son petit frère, Walter, sur qui s’est détourné l’attention, devient de plus en plus indépendant. 

Passion Roi Lion

A la maison, Owen ne parle plus. Il passe son temps devant la télé à regarder des VHS de dessins animés Disney. Il voue un véritable culte à ces films qu’il regarde en boucle – Le Livre de la jungle, Blanche Neige, Aladdin, La Belle et la Bête, Le Roi lion… Le gamin est fasciné par ces images, il se passe et se repasse certains passages très précis des films et prononce parfois quelques mots indéchiffrables. Les spécialistes sont moins impressionnés que les parents par ce comportement et l’expliquent par l’écholalie – le fait de répéter ce qu’on entend – un trait autistique     fréquent. Ces phrases qu’Owen répète en regardant La Petite Sirène et La Belle et la Bête semblent ressembler à n’importe quoi. Sauf qu’il ne s’agit  pas de n’importe quoi. Sa mère comprend qu’il s’agit de passages extraits des dialogues est des chansons des films. Les Suskind ont trouvé la clé pour communiquer avec Owen…

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Une vie animée. Le destin inouï d’un enfant autiste,  Ron Suskind, Éditions Saint-Simon, 308 p.

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