Tahar Rahim illumine " Le secret de la chambre noire "

Sept ans après Un prophète de Jacques Audiard, l’acteur habité revient dans un thriller fantastique signé Kiyoshi Kurosawa.

Le secret de la chambre noire ©Prod

Dans ce film nippon aux plans beaux comme des tableaux, Tahar Rahim a quelque chose du Delon de Plein soleil, le profil assassin sous la gueule d’ange. “Delon? je n’y avais jamais pensé” plaisante-t-il, toujours affable sept ans après Un prophète de Jacques Audiard qui le révélait en petite frappe nerveuse. Depuis, on l’a vu chez Joachim Lafosse (À perdre la raison), Rebecca Zlotowski (Grand Central) ou Asghar Farhadi (Le passé), passant avec grâce d’un cinéma à l’autre. 

Le Japonais Kurosawa (Shokuzai, Tokyo Sonata) l’a choisi pour le rôle de Jean, jeune homme ordinaire de la banlieue parisienne qui tombe amoureux de la fille (Constance Rousseau) du photographe qu’il est chargé d’assister (Olivier Gourmet). Une rencontre sur daguerréotype, qui viendra révéler, comme dans l’opération chimique qui fixe la photographie sur la plaque argentique, la face cachée du jeune homme. Entre métaphore amoureuse (l’être aimé est-il une illusion?) et intrigue immobilière relevée, le film côtoie avec grâce les frontières du surnaturel et de l’étrange. Tahar Rahim nous explique les raisons de son implication dans le film: “Le message de Kurosawa est métaphysique. Pour lui, le visible et l’invisible ont la même forme. Kurosawa qualifie lui-même le cinéma de vie après la mort. Il y a de la sublimation dans son travail, de nos jours je trouve ça héroïque”.

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Le secret de la chambre noire. Réalisé par Kiyoshi Kurosawa.  Avec Tahar Rahim, Constance Rousseau, Olivier Gourmet – 130’.


LE SECRET DE LA CHAMBRE NOIRE Bande Annonce (2017) par AuCine

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