Luxembourg, mon amour

Le Grand-Duché est “petit par sa taille, mais grand par son histoire”. C’est Stéphane Bern qui le dit, car il y cultive quelques souvenirs d’enfance. 

Luxembourg ©Prod

Il faut bien l’avouer, bien qu’il se trouve à notre porte, le grand-duché du Luxembourg nous est généralement peu connu. Ou alors seulement à travers des images un peu abstraites où il est surtout question de place forte financière, de banques, d’institutions européennes. Ce pays, dont nous avons partagé un temps l’histoire avant d’être définitivement séparés en 1839, serait-il trop proche du nôtre pour dégager le moindre parfum d’exotisme? À feuilleter le somptueux ouvrage que lui consacre Stéphane Bern, le journaliste télé français d’origine luxembourgeoise qui a des yeux d’amoureux pour le pays de ses vacances d’enfant, on se dit que l’on devrait au plus vite aller (re)découvrir ce Grand-Duché dont “le vrai secret bien caché est, écrit-il, la richesse patrimoniale de ses châteaux forts (…), la majesté singulière de ses forêts qui couvrent 35 % de la superficie du pays. Et aussi le charme des villages de l’Oestling au nord ou du Gutland au sud, la lumière au soleil couchant sur les coteaux couverts de vignes de la Moselle”.

Un petit city-trip

Raconté comme ça, “le royaume enchanté” de l’enfance de Bern, “Mon Luxembourg”, comme il dit, nous donnerait presque envie d’aller, maintenant, tout de suite, faire une virée dans la Vallée des Sept Châteaux ou le Parc naturel de l’Our. Mais si on attendait la belle saison pour ce bain de nature? Et si, entre-temps, on se concoctait plutôt un petit city-trip à Luxembourg-Ville, “ma ville” comme dit Bern qui, à chaque retour auprès de ses grands-parents, repartait à sa reconquête? 

Bern a gardé une admiration folle pour l’ancienne forteresse luxembourgeoise, les casemates du Bock classées au Patrimoine de l’Unesco, les maisons de la ville basse qui se reflètent dans les eaux paisibles de l’Alzette. Mais aujourd’hui, on le sent, on le lit, Bern est aussi tout heureux que “sa” ville n’ait pas raté le train de la modernité. Et il nous entraîne sur le plateau du Kirchberg, qui accueille notamment nombre d’institutions européennes, devenant le théâtre d’une véritable révolution urbanistique, le terrain de jeu préféré des plus grands architectes contemporains. Le MUDAM (Musée d’Art moderne Grand-Duc Jean, voir encadré) porte la signature de Ieoh Ming Pei, l’architecte entre autres de la Pyramide du Louvre.

Pour découvrir la suite de l’article, rendez-vous en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité