Balades au coeur de la forêt de Soignes

Aux beaux jours d’octobre, quand les futaies se parent d’or et de pourpre, l’endroit fait le plein de promeneurs. Tandis que sous la hêtraie cathédrale bruissent histoires et légendes.

Forêt de Soignes_Photonews

Les promeneurs la parcourent, la contemplent, la hument. Mais la connaissent-ils si bien, leur forêt de Soignes? Pas sûr. Le poumon vert de Bruxelles recèle son lot de mystères et d’histoires, de sites méconnus et de monuments oubliés. Démarrons la balade au Coin du Balai, ce quartier de Boitsfort enclavé dans la forêt. Jadis, ses habitants confectionnaient des balais à partir de rameaux de bouleau prélevés dans les bois des alentours. Pénétrons-y. Chemin des Silex, chemin des Tumuli. Curieuses, ces dénominations. L’explication? Pour certains, les vastes monticules de terre visibles à cet endroit seraient des tertres artificiels élevés au-dessus d’anciennes tombes. Pour d’autres, les vestiges de fortifications. Dans ce secteur en effet ont été identifiées les traces d’un établissement humain datant de l’âge de la pierre (2200 avant J.-C.).

Base de lancement de V1

Un peu plus loin, voici l’étang des Enfants noyés. Une dénomination… qui découle d’une erreur de traduction. Un meunier, du nom de Verdonck ou Verdroncken, possédait au bord de cet étang un moulin dont ses enfants héritèrent. “Kinderen Verdroncken” a été traduit littéralement par “enfants noyés”. CQFD! Dans le même secteur, le sentier du Vuylbeek serpente dans un magnifique vallon. Difficile d’imaginer qu’en juin 44, l’armée allemande démarra ici la construction d’une rampe de lancement pour ses terrifiantes bombes volantes sans pilote, les V1. L’annonce du débarquement de Normandie stoppa heureusement le chantier.
Autre coin très fréquenté à cette époque de l’année, Rouge-Cloître. Normal, l’endroit dégage beaucoup de charme lorsque les brumes “flottent” sur les étangs où se mirent les vestiges de l’ancienne abbaye. Écartons-nous-en un peu. De l’autre côté du viaduc autoroutier, en contrebas du centre Adeps, le château de Trois-Fontaines demeure, lui, méconnu. Ses origines remontent à 1329, ce qui en fait le plus vieux bâtiment de la forêt. L’endroit servit de pavillon de chasse puis de prison “forestière” pour les braconniers. Des travaux de restauration y sont en cours.

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