" La fin de la malédiction des champions ", " Giroud historique ", " Mbappé indispensable ": la presse française dithyrambique après la victoire des Bleus

La France a facilement remonté la pente face à l’Australie. Passage en revue de la presse hexagonale qui n’a d’yeux que pour Kylian Mbappé et Olivier Giroud.

Kylian Mbappe - Coupe du Monde 2022 ©BelgaImage
Kylian Mbappe – Coupe du Monde 2022 ©BelgaImage

On ne dispute que la neuvième minute de jeu quand Hugo Lloris se retournait sur un envoi imparable de Goodwin. Alors qu’on pensait les Bleus en difficulté, les champions du monde en titre sont revenus au score avant la pause, faisant parler tout leur métier. Adrien Rabiot était au bon endroit peu avant la demi-heure de jeu pour reprendre de la tête un centre de Théo Hernandez, qui avait remplacé son frère Lucas (ndlr : dont le Mondial est déjà fini). Ce même Adrien Rabiot arrachait un ballon dans les pieds de la défense australienne pour servir Olivier Giroud, quelques instants plus tard. En cinq minutes, la rencontre basculait.

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Et pour celles et ceux qui prenaient le match en cours de route et qui s’inquiétaient de ne voir Kylian Mbappé à l’assist ou à la finition d’aucun des deux buts français, ils peuvent être rassurés. Le Parisien était à la réception d’un superbe centre d’Ousmane Dembelé pour faire le break avant la 70ème. Deux minutes plus tard, il déposait son opposant direct d’une double accélération avant de déposer le cuir sur le crâne d’Olivier Giroud, qui s’offrait un doublé et un record (ndlr : il est devenu le meilleur buteur de l’histoire des Bleus, à égalité avec Thierry Henry).

La victoire des Bleus a conquis la presse. Petit tour d’horizon dans les médias français ainsi que dans nos colonnes.

Dans la DH du jour, nous évoquons la " réaction des champions ". " Cueillis à froid et encore affaiblis par une blessure, les Bleus ont fini par se relever, portés par leur force de frappe offensive qui a de quoi effrayer ", écrit-on en faisant allusion à la paire Mbappé-Giroud. " En l’absence de Benzema, le duo était attendu. Il n’a pas déçu. Chacun a écrit une page de son histoire personnelle dans un récit collectif qui peut ressembler au premier chapitre d’une belle aventure ".

Traversons la frontière.

En une de son journal, L’Equipe met Olivier Giroud en évidence en titrant : " Bleus ciel ". " Après une entame catastrophique (but australien et blessure de Lucas Hernandez), L’horizon s’est dégagé pour l’Equipe de France. Les Champions du monde sont premiers de leur groupe grâce notamment à un doublé d’Olivier Giroud. Il rejoint Thierry Henry comme meilleur buteur des Bleus avec 51 réalisations ", écrit le quotidien.

L’Equipe évoque la renaissance de l’attaquant milanais. " Encore dans l’incertitude concernant sa présence au Qatar il y a trois mois, tandis que Karim Benzema flambait, que Didier Deschamps ne voulait pas le mettre en concurrence avec le futur Ballon d’Or et qu’une nouvelle génération semblait l’avoir mis au rebut, le phénix a signé une nouvelle renaissance époustouflante. Peut-être la plus belle, pour un garçon qui a parfois pu être considéré comme gâté – quand il avait perdu sa place de titulaire à Arsenal puis à Chelsea mais jamais chez les Bleus – et à qui on a toujours rabâché qu’il ne serait jamais classé au rang des Zidane, Henry, Platini ou Kopa dans l’esprit collectif. […] Le forfait de Benzema lui a donné l’opportunité de redevenir incontournable, et cette performance contre l’Australie a nécessairement fait évoluer l’avis des récalcitrants à son sujet, d’autant que l’épanouissement de Mbappé dans le demi-espace gauche et les débordements de Théo Hernandez d’un côté et Ousmane Dembélé de l’autre semble dessiner un scénario dans lequel il ne serait plus seulement là pour “peser sur les défenses ".

De son côté, le Figaro met en avant Kylian Mbappé : " Le patron, c’est Kylian Mbappé. Et encore plus après les forfaits qui pleuvent sur les Bleus depuis plusieurs semaines. Et le Parisien a pleinement assumé son statut mardi au stade Al-Janoub. Ce n’est pas son meilleur match, il a parfois été brouillon, un peu trop gourmand ou simplement pas en réussite. Mais le détonateur, c’est lui. Dans tous les bons coups, il a fait vivre un calvaire à l’arrière droit australien. Et il est impliqué sur les trois derniers buts de l’équipe de France, avec cette petite talonnade sur le deuxième, c’est lui qui marque le troisième et encore lui qui offre le quatrième à Olivier Giroud. Pas parfait mais indispensable. "

Sur son site internet, So Foot est plein de louanges pour Olivier Giroud : " Malgré son âge avancé, l’attaquant français a la fraîcheur d’un jeune loup aux dents longues, mort de faim et prêt à donner du coup de croc sans faire dans le détail" .

Dans ses colonnes, Le Parisien évoque la " fin de la malédiction des champions ". " C’est une entrée parfaitement réussie, si l’on enlève la lourde et précoce blessure du latéral gauche Lucas Hernandez" , peut-on lire. " Un champion du monde qui gagne pour son retour dans un Mondial, c’est devenu chose rare. […] L’équipe de France a donné une sensationnelle preuve de vie ce mardi 22 novembre au soir au Qatar, pris deux points d’avance sur le Danemark et la Tunisie et s’est extirpée d’une soirée commencée comme l’apocalypse et achevée dans l’euphorie d’un record égalé. La thèse du miracle n’ayant aucune épaisseur, tout ça relève de l’équipe de France, de ses péchés de la saison et du moment – défendre mal –, comme de ses bonheurs éternels. Du Giroud bondissant au Kylian Mbappé saisissant, buteur de la tête aussi, comme une panoplie complète, dans le sens du déguisement ".

Le journal met en avant un Olivier Giroud " historique ". L’attaquant de l’AC Milan est devenu le plus vieux buteur français en Coupe du Monde. A 36 ans et 53 jours, il a donc battu le record de Zinédine Zidane qui avait inscrit sa fameuse panenka contre l’Italie à 34 ans. Le Parisien salue également la prestation de Kylian Mbappé. " Il y a eu Giroud, mais il y a aussi eu Mbappé. Buteur mais aussi passeur décisif, l’attaquant du PSG n’est pas passé à côté de ses retrouvailles avec une compétition qui l’avait révélé aux yeux de la planète il y a quatre ans en Russie.

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