Brassard "One Love" : Eden Hazard et Jan Vertonghen prêts à s’embrasser avant Belgique-Canada?

La présentatrice Siska Schoeters a proposé à Jan Vertonghen et Eden Hazard de s’embrasser avant le match des Diables Rouges contre le Canada. Objectif ? Contourner l’interdiction de la Fifa de porter le brassard One Love durant la Coupe du Monde 2022.

Brassard «One Love» : Eden Hazard et Jan Vertonghen prêts à s’embrasser avant Belgique-Canada?
«Et si Eden Hazard et Jan Vertonghen se donnaient un baiser demain au début du match ? Sur la bouche ? Et alors ? Alors nous gagnons» @BELGAIMAGE

C’est la dernière polémique en date de ce début de Mondial au Qatar. Les sept équipes européennes (Belgique, Allemagne, Angleterre,  Danemark, Pays-Bas, pays de Galles et Suisse) qui prévoyaient un brassard "One Love" pour afficher leur soutien à l’inclusion et leur opposition aux discriminations contre les LGBTQ +, ont fini par renoncer.

En cause ? Le niet catégorique de la Fifa, menaçant de sanctionner l’équipe dont le capitaine monterait sur le terrain avec le brassard coloré. Sur Instagram, la présentatrice de la VRT Siska Schoeters a lancé une idée pour contourner l’interdit de la Fédération internationale de football. "Et si Eden Hazard et Jan Vertonghen se donnaient un baiser demain au début du match ? Sur la bouche ? Et alors ? Alors nous gagnons", a avancé l’animatrice.

 

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Une proposition qui ne semblait apriori pas rebuter le défenseur d’Anderlecht. "Deal ! Il faut juste convaincre Eden", a-t-il d’abord commenté en réaction au post de Schoeters (propos relayés par Sporza), avant de finalement supprimer sa réaction. Quant à Eden Hazard, qui sera capitaine face au Canada, il n’a pas réagi.

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Ou alors imiter le geste des Allemands?

Reste à voir si les deux Diables seraient véritablement prêts à poser un geste autrement plus symbolique que le port d’un "simple" brassard, même aux couleurs de l’arc-en-ciel. Mardi en conférence de presse, Jan Vertonghen avait exprimé son malaise face à l’interdiction de la Fifa. "J’ai peur de dire quoi que ce soit. Je ne me sens pas à l’aise, c’est assez révélateur, que nous sommes sous pression. C’est une situation regrettable que je n’ai jamais connue dans le football et j’espère ne plus revivre. C’est dire que nous sommes contrôlés même si je n’aime pas spécialement faire des déclarations politiques. Mais si vous ne pouvez même pas porter un brassard de capitaine avec des messages normaux comme " non au racisme " ou " non à la discrimination… Je ne devrais rien dire sur le sujet juste parce que demain je veux être au match. C’est dommage d’être mis dans cette situation-là".

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Le sélectionneur  des Diables Rouges, Roberto Martinez, a lui jugé que "depuis deux ans, les joueurs et la fédération [belge de football, ndlr] ont été proactifs. Ce n’est pas comme si nous arrivions là maintenant et qu’il fallait rattraper ce qu’il se passe. Nous avons parlé entre nous, nous avons respecté les points de vue de chacun, travaillé avec des professionnels qui connaissaient les situations (au Qatar). Maintenant, nous voulons juste parler football et sommes impatients de monter sur le terrain".

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À moins que les Diables ne choisissent de réagir d’une autre manière, comme les joueurs allemands, qui au moment de la photo d’équipe, mercredi face au Japon, ont mis une main devant leur bouche. Signe que non, on ne peut pas dire et faire ce qu’on veut au Qatar…

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