Des places de concerts à gagner pour le Botanique

Plus de 40 concerts au Botanique en ce mois de novembre et déjà 6 sont complets ! Moustique a sélectionné quatre concerts à ne pas manquer, et nous vous offrons des places pour y assister (même pour ceux qui sont complets). Caramba !

Concours © Moustique

Parquet Courts

Toujours pied au plancher, la formation de Brooklyn enchaîne tournées et albums à la vitesse de l’éclair. Habitués du Botanique, Andrew Savage et sa bande viennent présenter le petit dernier, « Wide Awake », album produit par Danger Mouse qui les voit sortir de leur zone de confort. Ils ont beaucoup d’amis chez nous, ça promet d’être chaud.
Le 15/11, Orangerie.

Claire Laffut

Mannequin, plasticienne, créatrice d’une ligne de tatouages éphémères et désormais chanteuse… Pas de doute, la Belge Claire Laffut est la nouvelle sensation pop du moment. Après avoir affolé YouTube, elle publie son premier EP “Mojo” avec la collaboration du multi-instrumentiste Tristan Salvati. Chanson française, textes qui jouent la franchise (La vérité, La fessée), rythmes entêtants quelque part entre Jain et Angèle… La jeune femme s’impose dans toutes les disciplines. On en reparle très vite.
Le 15/11, Rotonde.

Parcels

Phénomène de la rentrée, le groupe Parcels pouponne l’héritage des Bee Gees, Chic et autres Beach Boys dans un premier album ensoleillé, sautillant et ultra-rafraîchissant. En onze morceaux riches en mélodies, beats funky et déhanchés disco, les Australiens prolongent l’été en musique. Cheveux longs, bruns ou blonds, les garçons viennent de Byron Bay, une ville côtière peuplée de surfeurs bodybuildés. “Quand tu grandis là-bas, ton seul souhait, c’est de découvrir autre chose”, nous confiait récemment le claviériste Louie Swain.

Lassés du sable fin, les mecs souhaitent alors délocaliser leurs activités le long des berges de la Sprée. “En Australie, nous étions de gros poissons pris au piège d’un petit bocal. Nous devions changer d’air.” L’école terminée, les cinq musiciens s’envolent ainsi pour Berlin, où leur nouvelle vie commence dans un minuscule appartement une chambre. “Il y avait un lit et un canapé. Nous étions les uns sur les autres”, se souvient Jules Crommelin, sous ses faux airs de George Harrison. “Mais c’était parfait.” Avec les moyens du bord, Parcels autoproduit un premier enregistrement: six morceaux vendus en sous-main à la sortie des concerts.

Toujours à l’affût des bonnes ondes funky, pop ou disco, le label français Kitsuné flaire immédiatement le bon coup. Avec Parcels, la maison de disques a l’occasion de renouveler son catalogue (Hot Chip, Digitalism) et de relancer la machine à danser. Ancien manageur de Daft Punk, le boss Gildas Loaëc convie d’ailleurs les robots au premier show parisien des Australiens. “Là, il s’est passé un truc, affirme Jules Crommelin. Nous avons fait vibrer une corde sensible chez Daft Punk. Ils nous ont directement proposé une collaboration. Nous avons enregistré Overnight avec eux.” Carte de visite invraisemblable, le titre flirte avec les beats millimétrés du tube Get Lucky pour, rapidement, embrasser un succès planétaire. “Daft Punk a boosté notre confiance. D’une certaine façon, ils nous ont fait comprendre que nous n’avions pas besoin d’eux pour produire un disque. Ils nous ont montré quelques trucs et puis, nous avons fait le boulot.”

Enregistré à Berlin, dans l’enceinte des studios Mesanic, l’album de Parcels cultive la légèreté de The Whitest Boy Alive (Exotica, IknowhowIfeel), l’évidence mélodique de Phoenix (Comedown) et les souvenirs de la French touch (Everyroad). De quoi se dandiner jusqu’au retour du printemps.
Le 21/11, Orangerie.

Flavien Berger

« Elle attend des réponses au fond des courants d’air », chante Flavien Berger sur Intersaison. Une métaphore poétique sur l’attente et l’absence qui résume parfaitement l’esprit de son deuxième album “Contre-temps”. “Je conçois mes disques comme des voyages dans le temps et dans l’inconnu. Je fais des bonds dans le passé, je me projette dans le futur, j’y mets un peu de mon vécu et aussi beaucoup d’imaginaire. Au cours du voyage sur l’autoroute de la vie, on tombe parfois en panne d’essence. C’est ce que raconte cette chanson Intersaison, explique calmement ce trentenaire parisien qui affirme avoir appris la musique “par accident” en bidouillant sur sa Playstation 2.

En 2014, l’étoile Berger illuminait la planète french pop avec deux EP’s où ses récits extravagants étaient sublimés par des mélodies synthétiques artisanales. Un an plus tard, “Léviathan” sonnait déjà comme une révélation. “C’est avec ce premier album que j’ai réalisé que la musique était mon métier à temps plein. Avant, j’étais prof dans une école d’art à Paris et je bricolais mes chansons en dilettante. Aujourd’hui, c’est devenu sérieux, je peux me lever le matin, boire mon café, aller dans mon studio et ne faire que ça.”

Et son travail a payé. Plus pop que ses premières esquisses, les chansons de “Contre-temps” séduisent par leur concision, leurs refrains catchy et aussi leurs mystères. Chez Berger, l’électro se mélange à des instruments réels (cymbales, basse, guitare, piano) et la frontière entre réel et imaginaire reste volontairement floue. Dans ses textes, il est question de Minotaure, de châteaux forts, de leucémie et de pamplemousse. Bref, c’est un peu comme si un poète du mouvement dada embarquait avec Étienne Daho (avec qui il a collaboré sur “Blitz”, “un gars humble et toujours bienveillant”) et Kraftwerk dans un engin aérospatial. “Je me sers de mon ordinateur comme d’un magnétophone et, côté inspiration, je me raconte forcément, mais il y a aussi beaucoup de science-fiction. Le fantastique, j’ai ça en moi depuis mon enfance. Je me suis toujours passionné pour ce qui n’existait pas.” Rassurez-vous, son album est bien réel et il a le mérite de nous faire rêver tout en restant éveillé.
Le 21/10 à L’Orangerie et le 30/4 aux Nuits Botanique.

Participez à notre concours avant le 7 novembre.

 

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