Toutes nos mères sont dépressives

Les mères, nos mamans, le sujet est intarissable. Thibaut Nève le sait, lui, qui s'y est déjà frotté dans L'homme du câble. Visiblement, il n'en a pas fait le tour. Et, avec son ami Quentin Marteau, il récidive.

21346

Les deux comédiens enfilent une perruque et les voilà catapultés mères accomplies. Et quelles mères! Celle de Thibaut? Hystérique! Celle de Quentin? Au bord de l'implosion! Quentin qui, dans un va-et-vient entre théâtre et réel, passe du personnage de sa mère à ses propres interrogations, confiées au public.

Toutes nos mères sont dépressives parle aussi de ça: du jeu. De cette difficulté de se jouer d'un lien vital, de se libérer de l'héritage maternel. L'astucieuse mise en scène de Jessica Gazon, l'intelligence du texte et le talent complémentaire des comédiens font passer, en deux secondes, le spectateur du rire au trouble. Hilares après une heure dix de spectacle, on termine la gorge serrée, le cordon ombilical autour du cou. Bravo messieurs, vos mères peuvent être fières. 

> Jusqu'au 26/3, 20h30. L'Arrière-Scène, rue de Chambéry 32, 1040 Bruxelles. 12 €. 0484/21.32.13, www.arriere-scene.be

Sur le même sujet
Plus d'actualité