Théâtre: Le tour du monde en 80 jours

Phileas Fogg, esthète britannique de l'exactitude, membre du Reform Club, décide un jour de mettre au défi ses collègues de ce cercle très privé en se proposant de réaliser en quatre-vingts jours exactement le tour du globe et de revenir à Londres dans ce même club et à l'heure même où le pari est lancé.

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Il entraîne à sa suite son serviteur français Passepartout qui croyait trouver dans son nouveau maître un obsédé de l’exactitude maniaque, détestant l’imprévu et dont la vie se voudrait réglée comme du papier à musique.

C’est d’ailleurs un décor tout en rondeurs qui rappelle un boîtier d’horloge ou de montre à gousset, qui sert d’ingénieux décor à cette course autour du monde auquel Thierry Debroux donne un "tour" très plaisant, celui de la comédie enlevée, emplie de bons mots et de références cinématographiques, aux Mystères de l’Ouest notamment.

Et le metteur en scène de remettre les pendules à l’heure en s’autorisant sur un ton badin une critique de nos vies dont chaque jour ressemble aussi à un épisode de 24 h chrono.

> Le tour du monde en 80 jours, jusqu’au 6/6. Théâtre royal du Parc, rue de la Loi 3, 1000 Bruxelles. 02/505.30.30. www.theatreduparc.be

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