Théâtre: Le bourgeois gentilhomme

L'histoire est connue: Monsieur Jourdain, bourgeois replet qui fit fortune, se rêve en homme de qualité, en noble personne, donc en gentilhomme et emploie à prix d'or, le sien, des maîtres de danse, de musique, d'armes voire de philosophie... quand ce n'est pas un tailleur qui fait un bel habit ridicule à ce roturier marié, soudain pris d'un vertige de l'amour pour une belle marquise.

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Michel Kacenelenbogen donne toute son épaisseur à ce fat attachant dont la figure tapisse le décor épuré dans cette adaptation de Serge Demoulin.

Elle syncope à plaisir les époques au niveau des costumes, des accessoires et dans la musique qui passe de Lully à Madonna en passant par Chic, la lounge ou la techno. Au milieu de ce tourbillon de danses et de chants, "Michel Jourdain" est magnifiquement cabot, grotesque, drôle, car niais à souhait, tout à la fois égoïste, vaniteux… et pourtant d’une candeur émerveillée qui le rend touchant. En deux mots: un enfant.

Il est entouré d’une nuée de jeunes et excellents comédiens, notamment Réal Siellez dont les mimiques à la Jack Black sont irrésistibles. Bref, ce bon bourgeois s’im-prose.

Le bourgeois gentilhomme. Jusqu’au 29/6. Le Public, rue Braemt 64-70, 1210 Bruxelles. 02/724.24.11. www.theatrelepublic.be

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