Théâtre: Karl Marx

Amarré à sa grosse malle comme à une bouée, Karl Marx déboule sur une scène vide vêtu de son seul frac, n'ayant besoin pour se défendre que de ses idées qu'il a nombreuses.

852711

L’auteur du Capital débarque à Bruxelles qu’il a connu via les transports en commun bien sûr, avec un viatique de l’au-delà. Celui-ci lui donne droit à une heure de temps de parole où il entend laver sa mémoire souillée par les inepties que l’on continue, cent trente ans après sa mort, à proférer sur lui et son œuvre.

Et de s’installer pour raconter son parcours d’exilé, sa vie miséreuse malgré son "beau" mariage avec Jenny, une aristocrate qu’il aimait comme elle l’aimait d’un amour… sans intérêt. Karl Marx énonce ses idées, dénonce le présent où notamment des hommes et des femmes dorment encore sur les trottoirs comme il y a cent cinquante ans. Bref, il pique une "crise"….

Arrogant, touchant, toujours en révolte, Marx prend ici les traits de Michel Poncelet. Impressionnant dans ce monologue heureusement court et rythmé au cours duquel il arpente scène et travées, prenant le public à témoin dans un spectacle dont le point d’orgue (de Staline?) est sans doute l’évocation de la Commune de Paris. A défaut de "grand soir", du grand spectacle.

Karl Marx, jusqu’au 25/5. Théâtre des Martyrs, place des Martyrs 22,  1000 Bruxelles. 02/223.32.08. www.theatredesmartyrs.be

Sur le même sujet
Plus d'actualité