Théâtre: Josephina

Quand le souvenir de l'amour prend des allures de bal perdu. Poétique, mais drôle...

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Égaré dans ses pensées, un homme seul sur son tabouret vit dans le souvenir obsédant de Joséphina, au point que son spectre continue à le hanter: quand il pleure, son bras gracieux lui donne un mouchoir.

Quand il lit, ses jolis doigts tournent les pages. Quand il se rase, c’est sa petite langue qui lèche délicatement ce qu’il reste de mousse…

Cette histoire presque sans paroles est une sorte de tango fantôme, le récit d’un amour perdu qui colle véritablement à la peau des deux comédiens, ou plutôt des deux danseurs. Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux exécutent en effet cette pantomime d’amour fini en jouant harmonieusement de leurs corps, comme ils feraient d’un instrument.

Empreinte de poésie et de drôlerie, cette chorégraphie de la passion désormais éteinte se danse sur de vieux tangos, des rumbas lentes et tristes ou des fados déchirants qui viennent rythmer ce fascinant corps à cœur.

Joséphina, jusqu’au 30/3. Théâtre des Martyrs. www.theatredesmartyrs.be

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