Théâtre: Grands-ducs et cabots magnifiques

Trois vielles gloires qui n'ont plus de mémoire reviennent faire chauffer les planches. Bon moment.

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Réunis dans une maison de retraite, trois vieux acteurs, qui se sont tiré la bourre toute leur vie, renouent avec les planches, malgré les trous de mémoire et les crêpages de chignon.

Ecrit par Thierry Debroux, fringant nouveau directeur du Théâtre du Parc, Les cabots magnifiques, c'est une déclaration d'amour à trois grands-ducs de la scène belge: Yves Larec, Jean-Claude Frison et Michel de Warzée – qui prêtent avec humour leurs prénoms à ces grincheux histrions.

Par le truchement du Don Juan de Molière, d'une animatrice décalée (excellente Marie-Paul Kumps) et d'une souffleuse – incarnation en chair de leur mémoire en lambeaux -, ils rendent un hommage concerné et tendre au métier de comédien.

On pense aux Jouvet-Simon de La fin du jour ou aux Grands-ducs de Patrice Leconte, mais c'est Michel de Warzée qui l'emporte avec son interprétation dingue du mérou (si, si). Si l'écriture enfonce trop le clou du théâtre dans le théâtre, nos trois lascars encaissent avec assez de classe et d'autodérision les cabotines répliques pour nous ravir un soir. On dit wouaf.

Les Cabots Magnifiques. Jusqu'au 19/5. Théâtre royal du Parc, rue de la Loi 3, 1000 Bruxelles. 02/505.30.40. www.theatreduparc.be

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