Rien à déclarer: C’est reparti!

Après le tsunami des Chtis, Dany Boon (à qui nous avons consacré notre couverture la semaine dernière) était attendu au tournant. Si quelques rabat-joie bouderont leur plaisir, il faut avouer que Rien à déclarer est un petit délice.

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Après le tsunami des Chtis, Dany Boon (à qui nous avons consacré notre couverture la semaine dernière) était attendu au tournant. Si quelques rabat-joie bouderont leur plaisir, il faut avouer que Rien à déclarer est un petit délice.

Attention, le film n’atteint jamais le niveau jouissif des grandes comédies françaises (de La grande vadrouille au Dîner de cons), mais il fonctionne parfaitement. Bien entendu, on rit: le duo Poelvoorde/Boon est succulent, les scènes cultes s’enchaînent. Mais surtout, on se laisse bercer par cette histoire de deux douaniers, l’un Français, l’autre Belge, obligés de travailler ensemble lors de la suppression des frontières en 1993.

Ce qui fonctionne ici, c’est le charme désuet, l’humilité du ton et la tendresse que Boon imprime dans chaque scène. Tout cela en touchant à un réel sujet: le racisme ordinaire. C’est aussi parce qu’il sort en pleine crise que le film de Dany Boon pourrait soulever une réelle empathie dans notre pays. En effet, il est touchant d’entendre le personnage de Benoît Poelvoorde évoquer « la terre sacrée du Royaume de Belgique ».

Si Rien à déclarer n’est probablement pas aussi transgénérationnel que les Chtis, il nous offre aussi le plaisir de voir des acteurs qui s’amusent comme des gamins, en grossissant le trait et sans jamais être faux. Un excellent divertissement. – J.Co.

Rien à déclarer
Réalisé par Dany Boon (2010). Avec Dany Boon, Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners, François Damiens, Julie Bernard, Karin Viard.
Notre avis: 3 étoiles

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