Ramdam Festival

Le festival du cinéma qui dérange se tiendra à Tournai du 15 au 22 janvier. Une troisième édition.

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Aujourd’hui, les budgets marketing l’ont emporté sur la création. Et la face visible du cinéma se résume à des blockbusters de plus en plus vides, à savourer la main plongée dans le sac de pop-corn en attendant un insupportable entracte qui nous permettra de racheter une nouvelle rasade de Coca.

Mais le cinéma ne s’arrête pas à sa face visible. C’est pourquoi les festivals sont de plus en plus importants. C’est désormais là que nous pouvons voir un autre cinéma, qui gratte où ça fait mal, qui évoque des thèmes essentiels, qui dérange.

C’est l’idée centrale du festival Ramdam qui tiendra sa troisième édition à Tournai du 15 au 22 janvier prochain: proposer au public "des films qui vont vous émouvoir, vous bouleverser, vous remettre en question et vous poursuivre bien après la sortie de la salle", dit le communiqué.

Cette année encore, le festival poursuit sa programmation en trois axes. Le cinéma de fiction tout d’abord avec une affiche essentiellement composée d’avant-premières. Au rayon des films attendus: Une histoire d’amour d’Hélène Fillières avec Benoît Poelvoorde et Laetitia Casta, inspiré du roman de Régis Jauffret Sévère, sur l’histoire vraie du banquier Edouard Stern, retrouvé mort en 2005 vêtu d’une combinaison en latex.

Ou encore, Zero Dark Thirty (photo) de Kathryn Bigelow (oscarisée pour Démineurs) qui dissèque la traque de Ben Laden par une petite équipe de la CIA. Un film chirurgical et désabusé sur une Amérique prête à tout (y compris à la torture) pour arriver à ses fins.

Outre la fiction, le festival propose un large éventail de documentaires: Taste The Waste sur le gaspillage alimentaire, In My Mother’s Arms sur les enfants de la guerre en Irak, Khaos sur les réalités de la crise grecque, ou The Artist Is Present sur la fantastique artiste Marina Abramovic.

Enfin, le festival se décline dans une section Rétrospectives qui nous donnera l’opportunité de voir ou revoir sur grand écran La merditude des choses de Félix Van Groeningen, La nuit du chasseur de Laughton ou encore Le bonheur d’Agnès Varda. Pour le cinéma poil à gratter, rendez-vous donc au Ramdam Festival.

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